CHAPITRE 5

CHAPITRE 5
texte : blabla en français.
texte : Journal intime de Céline.
texte : Point de vue de Céline.

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__le me révaillai, le lendemain matin, vers onze heures. Ce n'était pas à mon habitude de me lever aussi tard que ça, mais j'étais vraiment fatiguée. Mes parents étaient partis faire je ne sais quoi. Je me lavai et me mis devant la télé.
Ca sonna à la porte, j'allai ouvrir et Camille, ma meilleure amie, me sauta au coup. J'étais très contente de la voir, mais la tristesse me contre-disait.
Elle entra dans la maison et s'asseya sur le canapé avec moi.
-Alors comment ça s'est passé l'Allemagne ? demanda-t-elle.
-Très bien, répondis-je.
-T'es sûre ?
Je la regardai, une petite fille blonde aux airs malicieux, yeux bleus, belle, longs cheveux ondulés, mignonne et pour couronner le tout : super sympa.
Des larmes me montèrent aux yeux, j'essayai de les retenir, mais elles dégringolèrent d'un seul coup. Elle me prit dans ses bras.
-Bah qu'est-ce qu'il y a ?
Après avoir repris mes esprits, je lui dis :
-Je ne les reverrai plus, Camille, plus jamais !
-De qui ?
-Bill et Tom, des jumeaux, Bill et moi étions meilleurs amis et Tom était mon amoureux...
-Ah !

C'était le seul mot qui était sortit de sa bouche, mais après un silence elle me dit que j'allais sûrement les revoir. Ca me fit encore plus désespérée, je ne sais pas pourquoi.
Camille resta avec moi tout la journée et le soir je dormis chez elle. Tout se passa bien,, quand j'avais des coups de bleues, elle me réconfortait, soit en me prenant dans ses bras en disant des paroles confortantes, soit en me faisant rigoler.
Le lendemain, ma mère vint nous chercher pour faire les magazins dans Paris. Ma mère m'acheta presque tout ce que je voulais, et on acheta aussi des trucs pour bébé.
-Pourquoi tous ces trucs de bébé ? demanda Camille.
-Oh Céline ne t'as pas dis ? répondis ma mère en me regardant.
-Oups, j'ai oublié, dis-je gênée.
-Camille, je vais avoir un bébé, annonça ma mère avec un petit sourire.
-Un bébé ? C'est super ! Comment s'appellera-t-il ?
-Thomas, si c'est un garçon ou Clara si c'est une fille, dis-je.
-Peut-être, on ne sait pas vraiment, et puis on a encore le temps, enfin sept, huit mois.

On paya tous nos articles, et alla vers un McDo pour manger.
Je pris un hamburger/frites/coca. On mangea et repartit faire les magasins.
On rentra le soir vers dichuit heures, on déposa Camille chez elle et je montai dans ma chambre pour réessayer tous mes vêtements.
Le lendemain, je reçus une lettre des jumeaux, ça m'a fait beaucoup plaisir, ils m'ont dit qu'ils reprennaient les cours aujourd'hui, presque tout était marqué en français, c'était sûrement leurs parents qui les avaient aidé. Tom m'aimait encore et j'étais toujours la meilleure amie de Bill. Avec le plus grand soin possible je leur répondis.
Ensuite, je montai dans ma chambre, pris mon journal intime et écris :

2 août 1997

Salut !

J'ai reçu une lettre des jumeaux aujourd'hui, c'est super ! Dans un moi je reprends l'école, je n'ai pas hâte du tout, oh mon journal, comme tu ne peux pas savoir que Bill et Tom me manquent ! J'ai peur de les perdre...


Je le refermai et le cachai sous mon lit.
Ma mère m'appela, je descendis la voir. Elle me dit que quelqu'un voulait me parler au téléphone. Je pris donc l'objet et demanda qui était à l'appareil.
-Allô , dis-je.
-Céline ? répondit une voix.
-Oui, c'est qui ? demandai-je.
-Chloé, tu vas bien ?
-Oui et toi ?
-Ca va, alors l'Allemagne ?
-C'était super ! J'ai rencontré deux garçons, des jumeaux, Bill et Tom, ils sont super sympas, je te les présenterai un jour, enfin si je les revois.
-J'en suis sûre que tu les reverras, ma puce. Et puis, tu sais bien que ta cousine chérie est toujours là pour toi. Alors si t'as un problème appelle moi ou passe à la maison. Ca ne me génera pas du tout et mes parents non plus !
-D'accord, mais ça gênera peut être Clément et Caroline ?
-Mais non ! Tu sais très bien qu'ils t'adorent !
-Chloé, t'es une super cousine, je t'adore ! Qu'est-ce que je ferai sans toi ?
-Hum... Bonne question, j'crois que tu seras déjà morte, poulette !! Mais non, j'rigole, je t'adore aussi cocotte, tu passes quand à la maison en fait ?
-Je ne sais pas du tout.
-Oh désolée ma Cèl', ma mère prend le téléphone. Je te fais des gros bisous et à plus !
-Bisous.
-Céline ? C'est Tata Dominique. Tu vas bien ?
-Oui et toi ?
-Très bien, ta maman est par là ?
-Oui, je te la passe, bisous.

Je passai le téléphone à ma mère et m'installai sur le canapé pour écouter leur conversation. D'après ce que j'entendais, on mangera chez eux demain soir, on ira peut-être se baigner dans leur piscine, comme ça. J'étais très contente de manger chez Chloé, Caroline et Clément, mes cousins. Les filles étaient soeurs jumelles, elles se ressemblaient mais faisait tout pour les reconnaître facilement, elles ont quatre ans de plus que moi. Clément, lui, est un vrai beau gosse, grand, fin, brun aux yeux bleux, et en plus il avait beaucoup de charme, dire que c'est mon cousin ! Je m'entends super bien avec eux et j'trouve ça super !
Ma mère raccrocha le téléphone et m'annonça qu'on mangeait demain chez eux, mine de rien, je lui répondis que c'était super.
Deux heures plus tard, mon père rentra du travail et nous commençons à manger. Quand j'eus finis, je montai dans ma chambre me coucher.

Le lendemain matin, je me réveillai à cause d'un gros boucan dans la rue. Je me levai et allai voir par la fenêtre ce qu'il se passait : accident : une voiture a percuté une moto en pleine vitesse. Je pris mon petit déjeuner, allai me laver et m'installai devant la télé pour les dessins-animés.

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# Posté le mardi 04 septembre 2007 09:34

Modifié le mercredi 25 juin 2008 07:44

CHAPITRE 6

CHAPITRE 6
texte : blabla en français.
texte : Journal intime de Céline.
texte : Point de vue de Céline.

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lKlDl
lKlDla mère rentra ce midi après une réunion quelquonque au collège. Elle prépara à manger et nous allâmes manger. Pâte à la carbonara, j'aime beaucoup ce plat, c'est même délicieux, surtout quand ma grand-mère le fais.
-Qu'est-ce que t'as fait ce matin, ma chérie ? demanda ma mère.
-Hum... Je me suis faite réveiller par un accident, commençai-je.
-Ah bon ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? m'interrompit-elle.
-Une voiture a défoncé une moto, je crois. Ensuite j'ai déjeuné, je me suis lavée et regardé la télé, continuai-je.
-D'accord, ma puce. On fait quoi cet après-midi ?
-Je ne sais pas, comme tu veux.
-Tu veux m'aider à faire la cuisine pour ce soir ?
-Oh oui, maman !
J'adore faire la cuisine avec ma mère. Ce que j'aime par-dessus tout c'est goûté la pâte des gateaux avant qu'ils soient cuits.
Après avoir débarassées la table, nous nous mîmes à la cuisine. Nous décidions de faire une tarte à la framboise.
La tarte nous prit tout l'après-midi, Papa arriva du travail à dix-huit heures. Je me préparais avec maman quand il arriva. Maman se mettait du rouge à lèvre rouge vif, ce qui lui va bien car elle a le teint très clair.
On entendit des clés dans la serrure et la porte s'ouvrir. Je me précipitait voir qui était cet étranger qui rentrait par effraction. Je m'aperçus que c'était papa et loui sautai dans les bras.
Quand tout le monde eut enfin terminé, on prit la voiture et alla jusqu'à la maison de mes cousins. Ils étaient tous sur le seuil de la porte à nous attendre. Je dis bonjour à tout le monde et allai m'amuser avec Chloé, Caroline et Clément. On rigolait comme des fous, les parents nous appelèrent pour manger et nous rigolions encore beaucoup.
Ma tante, mon oncle et mes cousins ma proposèrent de dormir chez eux, j'acceptai sans hésitation.
Mes parents vinrent me chercher le lendemain. La veille au soir, j'avais passé une soirée formidable. Je n'avais pas pensé une seule fois à Bill et Tom. Quand j'arrivai chez moi, je montai dans ma chambre et pris mon journal intime : _________________________> plus pourri que ce début de fiction, tu meurs --"

5 août 1997

Coucou,
J'ai passé une soirée fantastique, je n'ai pas pensé une seule seconde à Bill et Tom. Je suis fière de moi !

Je le reposai et descendis dans le sallon pour manger mon repas qui refroidissait. Ma mère me demanda si tout allait bien, j'acquiesçai en silence, elle savait que les jumeaux me manquaient, elle le savait, mais ne savait pas que j'en soufrais
-Ne t'inquiète pas ma chérie, tu les reverras tes amis, me dit-elle en me prenant la main.
-L'année prochaine, on ira les voir si tu veux, répondit mon père.
-Oui, mais ça sera l'année prochaine ! Ca aura changé ! Ils m'auront peut-être oubliée ! commençai-je.
-Mais non, Cèl ! m'interrompit maman.
Je baissai les yeux et continuai :
-Et il y a aura le bébé.
-Tiens en parlant de ça, chéri, demain on a rendez-vous pour une écographie à quinze heure trente, dit ma mère en s'adressant à mon père. Céline, tu iras chez Grand-Mère , d'accord ? continua-t-elle en me regardant.
-Oui.
J'aime beaucoup ma grand-mère, elle me comprend, on discute de tout. J'aime cuisiner avec elle, c'est une bonne cuisinière, tout comme maman.
Je finis de manger et montai dans ma chambre, je m'ennuiyai tout l'après-midi en pssant de la télé, au dessin et à ma chambre.

Le lendemain matin, je me réveillai vers dix heures, maman n'était pas là, elle était partie faire des courses d'après le mot qu'elle avait écrit. Je pris mon petit-déjeuner, me lavai et allai dans ma chambre. J'avais accroché, au-dessus de mon lit, la photo de Bill, Tom et moi. En la regardant, j'eu des larmes qui montèrent aux yeux. Je pris mon journal intime et écris :

6 août 1997

Salut,
Je vais mal. Il y a des jours, comme ça, où tu préfèrerais de n'être plus là que de souffrir. Les jumeaux me manquent, c'est horrible. Cet aprs-midi, je vais chez Grand-Mère car maman et papa vont à l'écographie. Maintenant, ils pensent qu'au bébé et ne s'occupent plus de moi. Ils ne voient même pas que je suis al sans Bill et Tom. Oh ! J'entends du bruit, ça doit être maman.

Je descendis en courrant, c'était bien elle, avec pleins de paquets dans les bras.
-Tu peux venir m'aider, s'il te plaît, déclara ma mère.
Je lui pris des sacs et les posai sur la table.
-Il y a quelque chose pour moi ? demandai-je.
-Non, répondit-elle fermement.
-Ah d'accord, dis-je déçue.
Maman alla vers la cuisine et me gronda car je n'avais pas débarrassé la table, je lui répondis que j'avais oublié mais elle n'entendit pas : trop préoccupée par ces courses. Elle ne vit même pas que j'étais allée devant la télé car elle me dit quelque chose que je n'avais pas compris.
Quelques heures après, maman me déposa à la maison de chez Grand-Mère qui habitait à quelques kilomètres de Paris. Je sautai dans les bras de Grand-Mère et lui fis un gros bisou. Elle dit bonjour à ma mère. Je partis voir ses animaux. Grand-Mère à deux chiens, quelques oiseaux, trois chats, un lapin et des poissons exotiques, c'est l'amie des animaux ! Ma grand-mère voyage beaucoup et elle fait du piano, j'aimerai beaucoup jouer comme elle.
Grand-Mère vint me rejoindre dans le sallon, j'étais assise à son piano, je jouais avec les touches noires et blanches, elles me faisaient rire. A chaque gamme, il y avait une touche blanche, une noire, une blanche, une noire, une blanche, encore une blanche, une noire, une blanche, une noire, une blanche, une noire, une blanche et encore une blanche, c'était régulier, mais elles étaient quand même rigolotes. Ma grand-mère vint s'installer à mes côtés, elle mit ses mains sur les touches et dit :
-Tu veux qu'on joue ma petite mélodie ?
Je la regardai et acquiesçai. Je me préparai et nous commençâmes à jouer.
Nos doigts dansaient sur les touches, Grand-Mère était concentré. Elle fermait les yeux. Elle valsait sur son siège en même temps que ses doigts. Quand nous eûmes finis, on se regarda et je me jetai dans ses bras. Elle sentait bon le parfum, un parfum pas comme les autres, celui-là avait une senteur fleurie. Elle avait les cheveux blancs, soyeux, ils arrivaient à la hauteur de son bassin, mais elle faisait tout le temps un chignon : "Pour que je ne ressemble pas à une sorcière, ma chérie" me répétait-elle à chaque fois que je lui demandai pourquoi. Ses vêtements étaient banals : une robe marron, un chale couleur chocolat noir par-dessus, un collant noir transparents et des chaussures à talon couleur chocolat. Elle mettait aussi du rouge à lèvre, rouge sang, ça faisait ressortir son teint blanc.
-Grand-Mère, parle moi de Grand-Père.
Elle me regardai, l'air supris. La gênais-je ?
-Oh, c'est une très longue mais belle histoire ma petite, répondit-elle.
Elle m'appelait souvent "ma petite", j'aimais bien quand elle me surnomait comme ça, c'était comme si elle me rappelait qu'elle était ma grand-mère. Comment pourrais-je l'oublier ? Je l'aime trop pour faire ça.
-S'il te plaît Grand-Mère. Raconte-moi, insistai-je.
Elle regarda le sol, prit sa respiration et dit :
- Tout a commencé en 1953, lors du bal du 14 juillet. J'étais allée là-bas avec ma meilleure amie de l'époque, Lise, nous étions jeunes et avions trouvé des cavaliers pour la soirée. Ton grand-père en faisait parti, mais n'avait pas dansé avec moi. Il était très élégant avec son costume trois pièces et son noeud papillon, j'avais eu un coup de foudre sur ce jeune homme. Le lendemain, j'en ai parlé à Lise, elle m'a dit que je devais aller le voir. La semaine suivante, je l'ai revu, mon amour. J'ai osé lui parler, ma voix tremblait et j'étais sûre d'être rouge comme une pivoine, mais tout s'est bien passé, il m'avait même promis de me rappeler. Les jours passaient, et pas un signe de sa présence, pas un signe de Rémi, mon Rémi. Je ne perdais pas espoir, il ne fallait pas. Un beau jour, le téléphone familial sonna, je répondis. Une voix d'homme était à l'autre bout, je la reconnus, c'était lui. Il me donna rendez-vous à la Grand-Place, c'était urgent. J'y courrus, sans prévenir mes parents. Il était déjà là, assis sur un banc. Il me fit signe de m'asseoir à côté de lui et me dit : "Je dois partir, à Paris. Sachez que, mademoiselle, je vous aime dès le premier jour que je vous ai vue." Je ne répondis rien, j'étais bloquée. Il reprit : "J'aimerai que vous partiez avec moi, vous êtes la femme de ma vie, Faustine, ma Faustine, je vous aime." Il avait dit ces paroles avec sincérité et sans gêne. Et moi, comme une idiote, je ne disais rien. Je l'aimais aussi, je voulais faire ma vie avec lui aussi, rien ne pouvait me l'empêcher : mes parents sont pour mon bonheur, ils voulaient que je sois heureuse le plus possible. Rémi me prit la main, la serra et déposa des baisers dessus. Je pris mon courage à deux mains et lui dis : "Je vous aime aussi." Sur ces quatres mots, une larme coula sur ma joue, sans que je sache pourquoi. Il le va la tête, me regarda dans les yeux. Il était beau comme un ange. Il prit mon visage entre ses mains et m'embrassa. Son baiser était doux. C'est le plus beau baiser de ma vie. Jamais je ne l'oublierai. Ensuite, nous nous levâmes, allâmes chez moi. Je voulais le présenter à mes parents. Rémi les avait charmés . Quand il partit, mes pernts m'ont dit : "Tu peux partir avec lui à Paris. Marie-toi avec lui, si tu veux. Nous acceptons." J'étais ravie, bien évidemment. La semaine suivante, je partis à Paris avec mon amour de toujours. Rémi m'avait dit que c'était pour son boulot qu"il devait aller là-bas. Il était ingénieur en automobile. Ca payait bien. J'étais heureuse. Nous logions dans un petit appartement, avenue Hoffman. Les semaines passèrent. Un heureux évènement nous attendait : j'étas enceinte. Mais au bout du cinquième mois, j'ai perdu le bébé : j'avais fait une fausse couche. Je suis devenue dépressive. Tu sais, Céline, perdre son enfant, pour moi comme pour les autres, c'est comme la fin du monde. J'ai toujours aimé les enfants. Mais les mois passaient et j'allais de mieux en mieux, je reprenais goût à la vie. L'année suivante, avec Rémi, nous décdions même de nous marier. Ca s'est passé au mois de juin, le 6 juin 1955. C'était un grand mariage avec plus de cent personnes. J'avais une longue et belle robe blanche, Rémi était vêtu d'un costume trois pièces noirs. Regarde...
Elle sortit d'un tiroir une photo enveloppée d'une pochette jaunâtre. Grand-Mère et Grand-Père était sur cette photo. Ils étaient beaux. Elle reprit :
-Les années passaient. Je m'était faite embauché dans un petit bistrot, pour occuper mes journées. J'étais toujours folle amoureuse de Rémi. Je vivais le grand amour avec lui. Chaque dimanche, nous allions au parc, nous promener, décompresser. Mais je n'arrivais plus à avoir d'enfant. Et un beau jour, en 1968, mon médecin m'annonça que j'étais enceinte d'un mois et vingt-deux jours. J'étais folle de joie ! Quand j'annonçai la nouvelle à Rémi, nous avions fêté ça au restaurant. C'est donc le 23 aoput 1968 que ta mère naquit...
-Naquit ?
-...du verbe naître, ma petite. Deux ans plus tard, nous avions eu un autre enfant, ta tante Anne. Après ces deux naissances, Rémi et moi avions décidé de ne plus avoir d'enfant. C'était la routine, tous les jours, je m'occupais de Marie et Anne et mon mari allait travailler. Nous nous aimions encore passionément. Les années passèrent. Les filles grandissaient. Nous avions dû déménager ici, car l'appartement devenait trop petit. Et puis après ce sont les enfants d'Anne qui sont arrivés. Ta mère n'arrivait pas à avoir d'enfant, comme moi. Mais tu es arrivée. Qu'est-ce que nous étions heureux en apprenant cette nouvelle ! Et puis...

Elle eut un sanglot étranglé.
-Et puis quoi, Grand-Mère ?
-... trois jours après ton troisième anniversaire, Rémi, ton grand-père, est décédé d'un infarctus.

Je vis une larme couler sur sa joue, mais elle l'essuya.
-Comme tu peux voir, ma petite, je ne me suis pas remise de son décès. Je l'aimais tellement...
-Je ne l'ai pas connu, Grand-Mère ?
demandai-je.
-Tu étais trop petite pour t'en rappeler. Mais regarde comme tu pouvais t'amuser avec lui.
Elle sortit du même tiroir de tout à l'heure un album photo. Elle l'ouvrit. Je vis des photos de moi et une autre personne, Grand-Père sûrement.
-C'est toi et Rémi. Regarde comme il est beau... déclara-t-elle.
C'était une belle photo. J'étais sur les genous de mon grand-père, souriante. Lui, était beau comme un ange, élégant avec son chapeau sur la tête.
-Grand-Mère, puis-je garder la photo ? demandai-je.
Sans un mot, elle sortit la photo ndu plastique et me la tendit.
-Garde-la bien près de toi. Tu sais, il t'aimait beaucoup. Une fois, il m'a dit :"Regarde cet enfant, elle a tout pour être célèbre : la beauté, la gentillesse et l'humour. Plus tard, elle sera mannequin et elle posera pour des tas de magasines célèbres. Je serai fière d'elle, mais je ne serai peut-être plus là..." Et il s'était tu.
-Même si je ne me souviens pas de lui, je l'aime comme toi je t'aime, Grand-Mère.

Une phrase résonnait dans ma tête, celle de mon grand-père. Et si ce qu'il disait était vrai ?

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> Plus de six mois que je ne vous ai pas écrit une suite =O Honte à moi --" J'suis vraiment désolée... Ensuite si vous voulez me faire un peu de pub (favoris ou lien), vous pouvez... Je serai très reconnaissante =) Et n'oubliez pas aussi que vous avez un lien en début de blog ;)
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# Posté le vendredi 18 avril 2008 09:59

Modifié le mercredi 25 juin 2008 07:45

CHAPITRE 7

CHAPITRE 7
texte : blabla en français.
texte : Journal intime de Céline.
texte : Point de vue de Céline.
texte : Lettre ou mot.

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l
l__a fin de la journée se passa bien. Maman vint me chercher vers dix-neuf heures. Je dis au revoir à Grand-Mère et mon tai à l'arrière de la voiture. Ma mère s'installa au volant et démarra la voiture. Elle me demanda si tout s'était bien passé.
-Oh oui ! Grand-Mère m'a raconté des trucs sur Grand-Père, répondis-je enthousiaste.
-Ah oui ? Et quoi comme "trucs", ma chérie ? di-t-elle surprise.
-Hum... Sa rencontre, son mariage, sa vie avec lui en fait ! Je ne me souviens plus très bien, mais Grand-Mère m'a dit que Grand-Père m'aimait beaucoup et que plus tard, je serai une star ! m'écriai-je excitée avec un petit rire nerveux comme tous les enfants ont à cet âge.
-Une star ? Wow ! Tu sais ma chérie, être une star, comme tu dis, c'est une dure vie...
-Oui, mais moi, j'aurai une vie merveilleuse ! J'aurai... plusieurs maisons, quatorze chevaux, et je t'offrirai pleins de fleurs parce que tu aimes les fleurs ! Et à papa, je lui offrirai un gros bateau, comme on voit à la télé !
m'exclamai-je, heureuse de m'inventer cette vie.
-Et à ta petite soeur ou petit frère ? demanda maman.
-Je ne sais pas. Je ne le connais toujours pas,ce bébé, mais de toutes façons, j'ai encore le temps, dis-je.
Pour la fin du trajet, je m'endormis. Je me réveillai qu'une fois arrivée chez moi.

Les semaines s'enchaînèrent. Les mois aussi. J'avais quelques nouvelles de Bill et Tom, mais pas souvent. Etait-ce une corvée pour eux de m'écrire ? Je me disais que non pour me consoler, mais au fond de moi, je ne pensais pas ça du tout. Maman ne s'occupait plus beaucoup de moi à cause du bébé qui allait arriver dans peu de temps : le mois prochain, sûrement. J'avais repris l'école de puis longtemps. Mes bonnes notes s'enchaînèrent, sans me vanter bien sûr.
Il y a quelques jours, Papa a acheté un ordinateur avec internet. Je ne m'en sers pas, pour l'instant. Maman m'a dit que j'aurai une adresse e-mail et que je demanderai à mes amis d'Allemagne s'ils ont internet. J'espère qu'ils l'auront, pour qu'on communique plus souvent.
Aujourd'hui, nous sommes dimanche. Après avoir manger, j'irai m'installer devant la télé pour regarder quelques cassettes de "Babar".

14 mars 1999
Cher journal,
Oh ! tu ne vas jamais me croire ce que je vais écrire, mais je t'assure que c'est vrai. Je regardais mes cassettes "Babar" et j'entendais mes parents parler. Ils ont dit que cette année, nous n'irions pas en Allemagne voir Bill et Tom ! Oh cher journal ! Que je suis triste ! Je n'en reviens pas. Ils me l'avaient promis ! Il n'y a que les grands qui veulent leur bonheur, mas le bonheur des autres, ils en ont rien à faire !

Je reposai mon carnet sur le sol, mécontente et m'installai dans mon lit. Je m'endormis.

Quand je me levai le lendemain matin, un mot de maman et une lettre était posés sur la table de la cuisine. Je lis le mot :

Ma chérie,
Je suis partie chez Grand-Mère, elle ne se sentait pas bien. Je reviens ce midi. La mère de Camille vient te chercher pour aller à l'école. Bisous, ne t'inquiète pas, rien de grave.
PS : T'as une lettre des jumeaux.

Grand-Mère n'allait pas bien ? Qu'est-ce qui lui arrivait ? Là, je m'en fichais un peu : les jumeaux m'avaient écrit ! J'ouvris la lettre enveloppée d'une enveloppe. J'aperçus une écriture penchée, c'était celle de Tom, elle était écrite en allemand.

Coucou, toi !
Comment vas-tu ? Nous très bien ! Tu ne devineras jamais ce qu'il nous arrive ! C'est génial ! Je suis tellement excité avec Bill, nous allons peut-être réalisé notre rêve : monter un groupe de rock ! Je t'explique : Il y a peu de temps, nous avons rencontré un certain Gustav et celui-ci nous a présentés Georg, un de ses amis. Tous les deux font de la musique et ils adorent ça, comme nous ! Tu ne trouves pas ça génial ? Je suis très content ! En ce moment nous voyons comment monter un groupe, ce que l'on va faire et encore autres choses... Imagine si nous étions connus dans tout le monde ! Bon, Céline, je dois te laisser. Bill te fait de gros bisous, moi de-même.
Tom

J'avais les larmes aux yeux. Et pourtant, cette lettre n'était pas très émotive, normalement, je devrai sauter de joie pour eux, mais c'était le contraire. S'ils sont connus, ils ne m'écriront peut-être plus, me parleront plus et pire mou'blieront peut-être, quel malheur ! Je me chassai ces pensées de ma tête et allait déjeuner puis me préparer mais ça trotait toujours dans ma tête.
J'entendis un klaxon dans la rue, je passai la tête pour regarder qui était ce klaxonneur et aperçut la voiture de ma copine, Camille, je me dépêchais, pris mon cartable et sortis de l'appartement en le fermant. Je montai dans la voiture de mon amie et allai à mon école.

Maman vint me rechercher à l'école à quatre heure et demi et rentrâmes ensemble à pied. Nous passâmes par le petit parc, j'eu le temps de jouer un peu. Je demandai à Maman ce que Grand-Mère avait eu, elle me répondit qu'il ne s'était rien passé de grave. Elle ne m'en dit pas plus. Pourquoi ? Me cachait-elle quelque chose ?
-Grand-Mère est gravement malade, Maman ? demandai-je.
-Non, ma chérie, non et heureusement. Tu vois en ce moment, Grand-Mère ne se sent pas très bien car elle repense à Grand-Père et ça lui fait mal, répondit-elle en s'arrêtant.
Elle s'assit sur un banc tout près. Je m'installai à côté.
-C'est à cause de moi ?
-Non, ma chérie, non ! Bien sûr que non ! Il ne faut pas que t'aies ses idées là ! Ce n'est pas toi, bien sûr que non ! me rassura-t-elle.
-A cause de qui, alors ?
-Je ne sais pas moi, ça t'arrive à avoir un coup de cafard, non ?

-Un coup de cafard ? Non je n'ai jamais reçu un coup de carfard, maman, dis-je incompréhensible.
-Pas recevoir un coup de cafard, avoir un coup de cafard, pleurer parce que t'es triste, si tu veux, rectifia-t-elle, amusée.
-Ah ! Oh oui, j'en ai déjà eu ! J'en ai tout le temps, maman.
-Et pourquoi ? demanda-t-elle
-Car tu ne t'occupes plus de moi.
Elle se tourna vers moi, surprise.
-D'où tiens-tu ça, ma chérie ?
-Ca se voit. Tu es trop préoccupée par le bébé.
-Oh ! Ma chérie, je suis désolée. Je ne pensais pas que...

Elle me prit dans ses bras. Je sentais son odeur, ses cheveux chatouillèrent mon visage. J'aimais la sentir près de moi. Je l'aimais tellement, ma maman.
-Céline, n'oublie jamais ça : même si je ne m'occupe plus trop de toi, si je te gronde ou encore autres choses, sache que je t'aimerai toujours ma fille, ça ne cessera jamais !
-Moi aussi, maman je t'aime. Je t'aime de tout mon coeur.
Elle se retira et je vis une larme sur sa joue, elle l'essuya. Je me le vai, elle aussi et on partit, main dans la main. Nous arrivâmes à la maison une demi-heure après. Je fis mes devoirs.
Le soir se passa bien.

Les semaines passèrent. Maman était à l'hôpital. J'étais toute seule avec papa. Nous étions en vacances. En ce moment, même, j'allais à l'hôpital, "C'est urgent, ma puce !" m'avait dit papa. Le bébé allait naître sûrement. J'étais excitée, je l'aimais quand même ce bébé, et je l'aimerai comme j'aime maman, papa ou encore Grand-Mère.
Nous arrivâmes devant un grand bâtiment blanc, il était indiqué sur une pancarte MATERNITE. Nous entrâmes en courrant, papa demanda où était maman à l'accueil et cherchâmes un ascenceur. Nous arrivâmes au bon étage et je vis pleins de mondes devant une salle. Papa courra jusque là-bas et entra dans la pièce. Les infirmières me dirent de rester où j'étais et de patienter.
Quelques heures après, je vis Grand-Mère arriver doucement. je lui sautai dans les bras et demandai comment elle allait. Je lui dis que le bébé était en train de naître et que j'en avais marre d'attendre. Une infirmière s'avança vers moi :
-Tu sais, ma puce, un accouchement ça ne se fait pas en quelques minutes mais plutôt en quelques heures. Tu vas devoir attendre encore un peu. Si tu veux tu peux aller dans cette salle pour jouer, dit-elle en désignant une pièce.
Je ne dis rien et partis vers cette salle. Il y avait pleins de jeus, mais que pour les petits enfants. Je revins donc avec Grand-Mère.
J'attendais depuis maintenant cinq heures. Papa arriva enfin vers Grand-Mère et moi et annonça :
-C'est une fille, elle s'appelle Louison.
-Quel beau prénom Louison ! s'exclama Grand-Mère.
-Oui, j'aime bien. Je peux la voir, papa ? demandai-je.
-Je ne sais pas, mais maman doit se reposer. Plus tard ma chérie, plus tard, dit-il en s'asseyant.
-Elle est belle ? continuai-je.
-Un ange, répondit-il.
-Je vais appeler les autres, déclara Grand-Mère en s'éloignant.
-J'ai hâte de la voir ! m'écriai-je.
Les minutes passèrent et une infirmière nous annonça qu'on pouvait aller voir maman et Louison. Nous entrâmes dans la chambre de maman, la 183. Maman avait Louison dans les bras.
-Regarde comme elle belle, Céline, dit maman doucement.
-Je l'aime déjà, répondis-je avec un sourire.
Je fis rire tout le monde dans la pièce. J'eu le droit de la prendre dans mes bras mais une heure après je dûs rentrer à la maison avec papa. Nous étions excités comme des puces. Nous avions fait la fête toute la soirée.

5 avril 1999

MA PETITE SOEUR EST NEE !!!! ELLE S'APPELLE LOUISON !!!!

Le lendemain, avec papa nous rendâmes visite à maman. Louison était encore plus belle qu'hier mais dormait tout le temps. Etais-je comme ça aussi ? Il paraît que oui disaient mes parents.
Maman revint à la maison quelques jours après avec Louison. Papa avait préparé sa chambre pendant que maman était encore à la maternité, la pièce était entièrement rose et il y avait quelques tons verts ou bleux par-ci, par-là. J'étais très contente d'avoir une petite soeur, avant je me disais que ça allait être nul, mais en fait c'est génial ! Je vais pouvoir me vanter à mes copines, comme ça elles seront jalouses de moi ! Camille est déjà venue avec sa mère voir Louison, elle m'a dit qu'elle était mignonne, de toutes façons, c'est sûr qu'elle soit mignonne. Je sens qu'après je vais bien m'amuser avec elle. On va faire les folles ! Demain, j'avais école, dommage, je n'aimais pas l'école. Mais je vais dire à mon maître que ma soeur est née et comme ça, je serai sa chouchoute !

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> Déjà 5o commentaires --" Et bah à 8o commentaires alors =P

# Posté le samedi 03 mai 2008 10:59

Modifié le dimanche 01 juin 2008 13:22

CHAPITRE 8

CHAPITRE 8
texte : blabla en français.
texte : Journal intime de Céline.
texte : Point de vue de Céline.
texte : Lettre ou e-mail.

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l__es jours qui suivirent étaient un peu mouvementés, voire beaucoup. Il y avait énormement de visites, de coups de téléphone ou encore de cartes de voeux... Le soir, je me couchais fatiguée par les cris de Louison, de courir partout... J'aimais ce côté de la vie, l'aventure. J'aimais beaucoup l'aventure ! Je ne savais jamais ce qui allait arriver, c'est ce que j'aimais. J'avais repris l'cole, mes copines m'enviaient car j'avais une petite soeur. Une bonne nouvelle ! J'ai appris à me servir de l'ordinateur et d'internet. J'ai envoyé une carte aux jumeaux pour savoir s'ils avaient aussi internet, j'attendais leur réponse. J'avais reçu une lettre de Tom ncore, il n'y a pas longtemps. Il me disait que son groupe commençait, mais il n'avait pas de nom et ne faisait toujours pas de concert. J'étais quand même contente pour eux, mais j'avais l'impression que, depuis quelques temps, ils m'oubliaient un peu. J'espèrais que c'était juste une impression. Heureusement que Louison était là pour me changer les idées. Je l'aimais beaucoup, mais pas quand il fallait changer ses couches, c'était dégoûtant ! Jamais je ne referai ça ! Même si j'avais, moi-même, un enfant.
Maman m'appela. J'allai la voir. Elle me demanda d'ouvrir le biberon et de mettre ce qu'il fallait pour Louison : elle avait faim. Elle avait tout le temps faim, ele ne faisait que de manger.
Dehors reignait un grand soleil et un grand ciel bleu. Après avoir mangée, maman décida d'aller nous promener au petit parc pas très loin.
Une fois rentrée de la promenade, j'allai sur l'ordinateur. Il était indiqué sur ma session "Un message non lu". J'allai voir. Le message provenait sûrement des jumeaux. J'ouvris l'e-mail.

Hallo Céline,
Nous avons reçu ta lettre, et pour te répondre : oui, nous avons internet, comme tu peux le remarquer. Je ne peux pas, par contre, rester. Je vais répéter avec Tom.
Prends bien soin de toi, ton Bill.

J'étais contente. Ils m'avaient écrite. Le sourire aux lèvres, je fermai la fenêtre du message et allai aider maman à la cuisine. Elle avait coucher Louison.
-Maman, Bill et Tom ont internet. Ils m'ont écrite, dis-je.
-Oh super, ma chérie ! répondit-elle en me déposant un baiser sur mon front.
La fin de la journée se passa bien, mais la nuit non : Louison me réveillait toutes les deux heures au moins.

Le mois passa, Louison était de plus en plus belle et, pour changer, dormait tout le temps. Depuis que Bill m'avait écrite sur internet, je n'avais plus eu de nouvelles. Mon anniversaire était le lendemain, j'espérais qu'ils m'écriront quand même.

14 mai 1998
Coucou !
Mon anniversaire est demain ! J'aurai 8 ans ! J'ai hâte, même si on dit que 8 ans ça ne se "fête" pas.

Maman me réveilla à neuf heure et demi, je n'avais pas école aujourdh'ui, c'était un mercredi.
-Ma chérie ! Va voir dans le sallon, t'as une surprise ! dit-elle.
Je sautai de mon lit. Tout excitée, j'allai voir ce qu'il y avait. Je vis une grande banderole avec inscrit dessus "Bon anniversaire Céline". Il y avait aussi un gros paquet sur la table. J'allai ouvrir.
-Ca vient d'Allemagne, déclara maman.
Ils n'ont pas oublié ! Je déchirai le papier cadeau et un carton apparut. Une image montrait une guitarre acoustique. Il y avait une lettre accrochée au paquet.

Tu vois qu'on n'a pas oublié, Céline !
Bon anniversaire !
On t'aime très fort et on pense très fort à toi.
Bill et Tom, tes Allemands adorés ♥

Elle était rédigée en français, en plus. J'ouvris le carton et sortit la guitarre. Qu'elle était belle ! Je m'assis et mis l'instrument sur mes cuisses. Je m'installai et commençai à faire des petits accords que Tom m'avait appris quand j'étais partie en Allemagne.
Quand j'eus terminé, maman m'applaudissa. Elle m'offrit le cadeau d'elle et papa. Je l'ouvris. C'était une boîte à bijoux comme on voyait à la télé. Je la remerciai et allai dans ma chambre. Quelques minutes plus tard, maman ouvrit la porte. Elle tenait Louison dans ses bras. Elle me dit que ma soeur voulait souhaiter mon anniversaire. Je rigolai et allai ensuite me laver.
Pour l'après-midi, j'avais invité quelques copines, nous avions joué aux Barbies et à des jeux de société, c'était super !

15 mai 1998
Salut,
J'ai passé un bon anniversaire. Les jumeaux m'ont offert une guitarre ! C'est super. Dommage qu'ils n'étaient pas avec moi. Tant pis. Je vais me coucher, je suis fatiguée.

Les jours suivants passèrent à une allure incontestable. Je passai parfois chez Grand-mère pour voir comment elle allait. Louison changeait de plus en plus. Ses cheveux poussaient, elle était blonde, comme maman en plus clair. Avec Bill et Tom, nous correspondions toujours via internet, c'était plus simple qu'avec la poste. On s'envoyait plus de messages qu'avec les lettres.
Nous étions en août. A Paris, il faisait très beau et très chaud. Normalement nous, nous aurions dû être en Allemagne avec mes amis, mais mes parents n'ont pas voulu. Tant pis, mais j'aurais voulu serrer les jumeaux dans mes bras. Mes copines étaient toutes parties en vacances, j'étais donc toute seule. Je passai mon temps à l'ordinateur ou au petit parc avec Louison et maman. Je n'avais que ça à faire, malheureusement.
Les mois s'enfilèrent à une vitesse que je ne les voyais pas passer. Les années non plus, d'ailleurs.
C'était le jour de ma rentrée en sixième, je passais un nouveau cap. Je redoutais un peu ce moment, mais j'étais quand même confiante. Je me disais que ça allait être une nouvelle vie avec de nouveaux amis. Camille, mon ancienne meilleure amie, est partie en école privée avec toutes mes autres copines, ça s'appelle de la malchance je crois. J'allais découvrir un nouveau monde. "Tu rentres dans la cour des grands" disait mon père. Mais qu'est-ce qu'est "la cour des grands" ? J'avais encore tant de choses à apprendre... "Tu t'y feras" répondait ma mère après mes réflexions.

2 septembre 2oo1
Bonjour,
Ca y est, je suis en sixième ! J'ai découvert ma classe, pas terrible, mais bon, je ferai avec. Je pense avoir oublié quelque chose, mais je ne sais pas quoi, ça me préoccupe beaucoup. J'ai beau réfléchir, je ne trouve pas !

Je posais le carnet sur mon bureau et descendis à l'ordinateur, mais allai tout de suite dans ma chambre.

2 septembre 2oo1 (Plus tard)
Je sais ! J'ai oublié l'anniversaire des jumeaux ! Merde, crotte de bique (Pardon) ! Que je suis idiote !

Je resdendis sur l'ordinateur, cliquai avec la souris sur l'icône "Internet Explorer" et mis un e-mail à Bill et Tom. Je souris, repensant aux bons moments passés avec eux. Qu'est-ce que c'était bien ! J'aimerai tellement les revoir...
Une fois terminée, je sortis prendre l'air, pour me changer les idées : j'en avais besoin.

La fin de l'année passa, le collège se passait bien, je m'étais faite des amis. je n'avais pas reçu de nouvelles des jumeaux depuis mon message pour leur anniversaire. M'en voulaient-ils ? Je ne croyais pas, ce n'était pas leur style, mais ça me faisait quand même peur. J'avais eu un petit-ami, il s'appelait Thomas, mais ça n'avait pas duré. Je ne l'aimais pas vraiment. La sixième changeait beaucoup du CM2. Il y avait plus de devoirs, de professeurs, d'heures de cours... Mais je m'y faisai, enfin j'essayais. Ma petite soeur grandissait beaucoup. Elle marchait et commençai à courir. Elle était belle avec ses yeux bleu océan, elle ressemblait à maman. Je l'aimais beaucoup et j'étais heureuse quand on jouait ensemble.
-Céline, t'as un message de tes amis : Bill et Tom, déclara ma mère.
Je me levai du canapé et allai lire le mail :

Salut Céline,
Tu ne vas pas y croire : nous nous sommes faits repérer par un producteur allemand ! C'est fabuleux ! (En plus grâce à Bill [...] ). Sinon, désolés si nous avions pas répondu à ton dernier mail, nous avions pas eu le temps à cause des répètitions, des concerts... On a même des fans, enfin ça commence. Notre groupe s'appelle "Devilish". Bisous ma belle.
Ton Tom.
Ps : Bill te fait de gros bisous.

Je cliquai sur la petite croix en haut à droite de l'écran et m'assis sur le canapé. Je n'étais pas contente. Ils m'avaient répondu beaucoup de temps après et ils n'étaient pas foutus de s'excuser. Pourquoi ça ? Leur groupe leur importe plus que moi ? C'est grave ça ! Je partis dans ma chambre et sanglotai.
Les jours suivants, j'étais déprimée. Je n'avais plus goût à la vie, je n'en pouvais plus. A cause de qui ? Plusieurs personnes : mes parents, des amis... Mais plus particulièrement Bill et Tom. Comment osaient-ils ? Comment ?
Sur ces paroles, je lançai mon sac au sol étant arrivée chez moi. Je me mis sur l'ordinateur, ouvris une fenêtre d'internet et cliquai sur l'icône "Ecrire un nouveau message". Je tapai sur le clavier l'adresse e-mail de Bill et Tom, et écris :

Pourquoi ça ?

J'envoyai le message.
Une réponse ne tarda pas à arriver : ils étaient sûrement sur l'orinateur.

Ca quoi ?

Ils en faisaient exprès, ou quoi ? Je répondis :

La musique vous importe plus que moi, mais pourquoi ?

Une réponse arriva de suite :

Que ça soit clair : la musique est toute notre vie, à Bill et moi. C'est normal qu'on ne s'intéresse plus beaucoup à toi. En parlant de ça, nous nous sommes faits repérer par un producteur (Je te l'avais déjà dit, je crois.). Nous allons sûrement signer un contrat dans une maison de disques !
Je dois y aller, au revoir.
Tom.

Des larmes coulaient surmes joues. La réponse était claire : ils n'avaient plus rien à faire de moi et surtout, ce mot "au revoir" semblait être un adieu, surtout accentué comme il était.
J'allai dans ma chambre. Toute la nuit, je pleurai.

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# Posté le dimanche 01 juin 2008 13:21

Modifié le mercredi 25 juin 2008 07:47

CHAPITRE 9

CHAPITRE 9
texte : blabla en français.
texte : blabla en allemand.
texte : Point de vue de Céline.

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l__es jours passèrent un après un. J'envoyais des messages à Bill et Tom, mais ne répondaient pas. Qu'es-ce qu'ils avaient ? Ou plutôt : qu'avais-je fait ? Aucune réponse venait... Elle ne pouvait pas venir car j'en avais aucune. Je ne les reverrai sûrement jamais, enfin c'était ce que je me disais. Pourquoi ça ? Je les aimais tellement. Ma mère et mon père me disaient qu'ils allaient me répondre, un jour ou l'autre, je n'tais pas du même avis, mais j'essayais d'y croire.
Et puis les années passèrent... Je ne souriais plus, je ne pouvais plus sourire. Ils m'avaient déçue, je ne leur pardonnais pas. Je n'eus plus aucune nouvelle d'eux. Malgré tout ça, mes années au collège se terminèrent avec succès, j'ai même eu mon brevet avec mention bien. Mais ça ne suffisait pas. Ils me manquaient. Je gardais toujours la photo de Bill, Tom et moi, petits. Les élèves de la classe, quand ils prenaient mon agenda, me disaient : "Qui est-ce ?" Je leur répondais : "Des amis que je ne vois plus." Et je baissais les yeux, par peur qu'ils voient les larmes monter. Heureusement que mes amis étaient là, mais pour ne pas arranger l'affaire, ils m'ont abandonnée en me disant : "Tu es trop dépressive, on ne veut plus de toi." Je m'étais encore plus enfoncée dans le noir. Pour évacuer ma souffrance, je me scarifiais. Ma mère le découvrit et m'envoya consulter un psycholoque. J'allais le voir deux fois par semaine. Ca me faisait du bien de parler et l'homme était très gentil et attentif avec moi.
-Comment vas-tu, Céline ? me disait-il.
-Bien, mentais-je.
-Je sais que tu ments, répondait-il.
Il savait tout, tout le temps. C'était un grand homme. Puis je lui disais :
-J'en ai marre, je veux me suicider.
Et là, il m'avait prise par les épaules et m'avait dit :
-Ecoute, ne fais pas ça, commença-t-il. Tu n'as qu'une seule vie, alors ne la gâche pas, Céline. Tes amis, tu les reverras, un jour ou l'autre. Fais moi confiance.
Je m'étais jetée dans ses bras et fondis en larme. Et si c'étais vrai ? Je voulais m'en persuader. Quelques semaines après, j'arrêtais les coupures aux bras, au ventre et aux poignets. J'arrêtais aussi les visites chez mon psychologue.
Pendant l'été deux mille cinq, j'avais rencontré une jeune fille : Mathilde. Elle était grande, blonde et mystérieuse, voire étrange. Elle était comme moi. Nous nous racontions nos histoires. Elle était mal, moi aussi, "Mais à deux, on est plus forte." disait-elle. C'était vrai. Nous fûmes devenues meilleures amies. Quelques semaines après, nous allâmes au lycée, elle était en bac L, moi, en Bac S. Nous n'étions donc pas dans la même classe, mais on se retrouvait, cuaque jour, le midi, pendant les pauses et après les cours, nous allions au café d'à côté, faire nos devoirs. Ensemble, nous avions un peu repris goût à la vie, mais restions enfermé sur nous-même. Avec elle, je souriais "Car je te trouve belle, comme ça." disait-elle en me regardant et en repoussant une mèche de mon visage. J'eus des copains de passe, tous bêtes les uns que les autres. Je n'ai jamais été amoureuse. Je voulais découvrir ce que ça faisait, "Plus tard tu découvriras, ma chérie." disait Grand-Mère quand je lui en parlais. J'étais toujours aussi proche d'elle. Tous les samedis, de quinze heures à seize heures trente, je la rejoignais tout proche de la Tour Eiffel. On parlait de tout et de rien. Je lui disais tout, tous mes petits soucis, mes petits copains, mes profs, les beaux garçons... C'était la seule, avec Mathilde, qui ne parlaient pas de Bill et Tom. Mais aujourd'hui, je lui sortis :
-Je sens Bill et Tom près de moi, Grand-Mère.
-C'est un signe, répondit-elle après un silence.
-Tu crois qu'ils sont proches ? demandai-je.
-Peut-être.
Il était seize heures trente. Je devais rejoindre Mathilde, comme tous les samedis, au Champ de Mars. Je dis au revoir à Grand-Mère et courrut jusqu'au point de rendez-vous : j'étais un peu en retard.
Mon amie était déjà là, son sac à la main. Elle revenait de son cours de dessin. Je lui parlais aussi de ce que j'avais dit à Grand-Mère, il y a peu de temps. Elle ne savait pas quoi répondre. Nous marchions. Un groupe de personnes étaient en train de se faire photographier. Quatre garçons, enfin je pensai : ils étaient assez loin. Nous nous rapprochâmes d'eux, mon coeur s'emballa. Le premier garçon avait une casquette, un autre aux cheveux châtains, le troisième était brun avec la mèche sur l'oeil et le dernier une casquette par-dessus un calamar. Mais... mais... Je m'arrêtai et pris le bras de Mathilde qui s'arrêta.
-Qu'est-ce qu'il t'arrive ? demanda-t-elle.
-Math'... C'est eux ! répondis-je.
-Qui ça "eux" ?
Je les montrai du doigt.
-Bill et Tom. Mathilde ! dis-je.
-Le brun et l'autre avec la pieuvre sur la tête ?
-Oui.
-T'es sûre ?
-Certaine.

Je courrus, mon coeur battait à mille à l'heure. J'arrivai à leur hauteur et attendis qu'ils finissent.
Je m'avançai vers les quatre jeunes, mais deux gros hommes m'arrêtèrent et l'un d'eux me dit avec un accent :
-Désolé mademoiselle, vous ne pouvez pas passer, on travaille ici.
-Qui est-ce ?
demandai-je en fixant les quatre jeunes qui rigolaient ensemble.
-Tokio Hotel, répondit le colosse.
-Tokyo machin truc... Quoi ?
-Tokio Hotel.
-Ah... Es-ce que Bill et Tom font partis de Tokyo Hôtel.

-Oui, maintenant, dégagez, dit l'autre.
Pas très aimables ces deux-là. Je m'éloignai, Mathilde n'étais pas très loin. Je lui criai :
-C'est eux !
-Quoi !? Bah, va les voir ! Qu'est-ce que tu attends ?
répondis la jeune fille
-Je ne peux pas, les gros, là, ne veulent pas me laisser passer, dis-je.
-Attends, j'arrive.
Elle s'avança vers moi et alla voir les deux hommes.
-S'il vous plaît, la pelouse est à tout le monde, on peut donc passer. En plus, mon amie connaît vos protégers, déclara-t-elle en mimant tous ses gestes.
-Oui, c'est ça. Moi je suis le petit-fils de la Reine d'Angleterre, se moqua-t-il toujours avec un accent.
Elle se tourna vers moi et me dit de les appeler. Je le fis :
-Bill, Tom !
Les deux prénommés ne réagirent pas. Je recommençai : ils tournèrent la tête vers moi.
-Je suis Céline !
Ils se regardèrent et s'avancèrent vers moi. Je les voyais mieux. Ils n'avaient pas changé.
-Céline ? dit l'un des deux.
Ils parlèrent entre eux et me regardèrent avec un sourire en coin. Sans m'y attendre, ils me sautèrent dessus.
-Ca fait plaisir de te revoir ! dirent les deux en même temps.
Ils m'emmenèrent vers deux autres garçons que je ne connaissais pas. Je n'avais jamais vu leur existence ici, à Paris, ils étaient sûrement Allemands, eux aussi. Je me retournai et vis Mathilde me faire des grands signes, disant à peu près : "Et moi ? Ils ne veulent pas me laisser passer.". J'avais envie de rire en la voyant. Cette fille était formidable, je l'aimais énormement et je ne voulais pas la perdre.
Bill interrompit mes pensées :
-Je te présente Georg et Gustav.
Il les désigna, chacun, du doigt.
-Ils sont le bassiste et le batteur de notre groupe, continua-t-il.
-Votre groupe ? dis-je étonnée.
-Oui, tu sais, on t'en avais parlé dans nos mails, répondit Tom.
-Ah oui ! Votre groupe ! m'écriai-je.
Ils avaient que ça à la bouche ? Groupe, groupe, groupe, groupe, GROUPE ! Zut à la fin ! Je pensais ne jamais m'en remettre. Je regardai par-dessus mon épaule : Mathilde était toujours en train de lutter contre ces hommes durs et forts.
-Bill, Tom, mon amie est bloquée par les bonhommes, là-bas. Vous ne pouvez pas leur dire de la laisser passer ?
Ils se regardèrent.
-C'est vraiment ton amie ? demanda l'un d'eux.
-Oui pourquoi ? répondis-je étonnée.
-Car... Hum... En Allemagne, on a quelques problèmes avec certaines filles, dis l'autre.
-Ah, mais elle, c'est Mathilde, ma meilleure amie, vous voyez ? Elle n'est pas méchante, enfin un peu bizarre quand même et en plus elle ne parle pas allemand.
Les deux allèrent voir les deux hommes et leur dirent de la laisser passer. Mathilde arriva vers moi :
-Je croyais ne jamais passer.
-Je croyais aussi, répondis-je.

Les quatre jeunes nous regardaient avec de grands yeux.
-Qu'est-ce que vous avez ? demanda Mathilde.
-Ils ne comprennent pas ce qu'on dit, dis-je.
-Bonjouuuuuuuuuur ! s'écria la jeune fille.
-Salut, ça va ? dit le garçon dreadé.
-Ca va bien, merci.
-Céline, nous devons terminer notre séance photos, tu nous attends ? On a bientôt fini.
-D'accord, on vous attend.

Je traduis à Mathilde et nous nous assîmes sur la pelouse toute fraîche. Ces quatre jeunes se prenaient vraiment pour de vraies célébrités, comme s'il avaient fait ça toute leur vie. A cette pensée, je souris. J'étais plus ou moins heureuse. Je les avais retrouvés, mais ils m'avaient quand même "abandonnée" pendant si longtemps que j'avais envie de leur cracher à la figure et partir loin d'ici pour ne plus les revoir.
Quelques minutes après, Bill vint me dire qu'ils avaient terminé. Il me tint sa main pour me lever, je lui souris, lui aussi. Son sourire révéla un visage d'ange. Ses traits fins d'une personne mystérieuse dessina soudainement son visage d'enfant que j'avais connu étant petite. Je dis à Mathilde qu'on partait et pris la route avec les autres.
-Nous rentrons en voiture, vous venez ? demanda Tom.
-Non, je préfère la marche, répondis-je sèchement sans le vouloir.
-Ok, nous, nous... commença-t-il.
-Venons avec vous, continua Bill.
Tom lança un regard à son frère, ce dernier lui lança une grimace. Je vis tous les bons moments avec eux passer dans ma tête en à peine deux secondes.
Nous marchâmes sur le trottoir. Je faisais connaissance avec leurs deux amis. Ils étaient vraiment sympathiques, mais le blond ne parlait pas beaucoup. Mathilde essayait de communiquer avec leus deux frères, je disais bien essayer, car elle n'y arrivait pas vraiment. En la regardant, on aurait dit une muette mimer tous ses gestes. C'était marrant à voir. Bill s'approcha de moi :
-Tu as changé, Céline. Tu es une vraie petite femme. En fait, tu es plus belle.
Je sentais la rougeur monter à mes joues.
-Merci, c'est gentil. Toi tu as... grandi, mais pas vraiment changé. Enfin la coiffure et le maquillage changent, sinon rien. Tu es comme avant.
-J'aimerai bien revoir tes parents.
-Ah ? Quand tu veux, tu passes chez moi. Mais là, t'es à l'hôtel, non ?
-Oui, je vis en Allemagne, normalement. On vient là pour notre album qui sortira en septembre en France.
-Tu repars bientôt ?
-Dans une semaine et demi, je crois. Pourquoi ? Je te manque déjà ?
-Ne dis pas des conneries. Tu ne te rends pas compte ?
-Compte de quoi ?
-Mais je rêve ! Toi et ton frère m'avez lâchée pendant des années ! Et là tu me sors : "Je te manque déjà ?". Tu m'as toujours manqué, Tom aussi m'a toujours manqué. Vous m'avez fait du mal, tu comprends ?
-Je suis désolé, Céline, vraiment désolé.
-Non tu ne l'es pas. Car tu ne sais pas ce que c'est d'être abandonné.
-Pourquoi tu t'énerves ? Je suis là maintenant, Tom aussi est là.
Il me prit la main. Je me retirai.
-Ce n'est pas de la colère, mais de... de... Je sais pas, moi ! J'ai tellement souffert que maintenant, ça ne sera jamais plus comme avant. Vous m'apparaisserez toujours comme des êtres égoïstes depuis... Depuis longtemps ! Beaucoup trop longtemps !

Il me fit arrêter.
-Céline, arrête.
Les quatre autres nous regardaient avec de grands yeux.
-Nous n'avons pas voulu te faire de mal. Nous avons été obligés.
-Bill, s'il te plaît, ne me ments pas. J'ai déjà assez souffert.

Il me prit dans ses bras. Mes larmes jaïssèrent. Il sentait bon. J'aurai voulu ne plus quitter cette enlace.
-Laisse moi !
Je partis en courrant. J'entendis derrière moi des voix me disant d'attendre en français et aussi en allemand. Mathilde était avec eux.
-Je fais quoi maintenant, moi ? Je ne parle pas allemand.

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> Fin de chapitre un peu pourrie.
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# Posté le dimanche 22 juin 2008 12:17

Modifié le lundi 07 juillet 2008 10:31