texte : blabla en français.
texte : blabla en allemand.
texte : message sur papier.
texte : Point de vue de Céline.
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__l'entendais Mathilde dormir. Comment faisait-elle ? Bill me préoccupait. Il était sur mon lit, à un mètre de moi. Je ne savais pas pourquoi je l'avais amené. Pour sa réputation ? Par gentillesse ? Parce qu'au fond de moi, je ressent des sentiments pour lui ? Encore autant de questions. Je regarde l'heure : 3h27. Ca fait déjà une heure que je rêve sur ce matelat. Je n'entendais plus Bill. Dormait-il ? Je pourrai lui demander. Non, il va croire que je m'intéresse à lui. Ce serait trop facile pour lui, après.
-Hé ! Céline, réveille-toi ! Il est huit heure et demi, chuchote une voix dans mon oreille.
C'était Mathilde. 8h3o ? Déjà. J'avais quand même réussi à m'endormir. Miracle ! Enfin pas tellement... Je regardai vers mon lit. Bill dormait profondément, son visage tourné vers nous. Il était si beau comme ça. Mathilde vit que je le regardais.
-Il te plaît ? demanda-t-elle en se levant.
-Tu rêves ! répondis-je en lui lançant un coussin.
-Ah bon ? Pourtant, tu le regardes comme si... commença-t-elle.
-Je t'ai dit non ! Arrête. Tu vas m'énerver, la coupai-je.
-Ok, ok, du calme, continua-t-elle. N'empêche, il n'y a que la vérité qui blesse.
Je me levai en trombe pour la plaquer. On courrait dans la chambre et on finit par trébucher sur les chaussures du jeune homme qui nous fit tomber sur le lit. Ca fait sursauter Bill.
-Pardon, Bill. On... On s'attaquait, nous excusai-je.
Le jeune homme se leva. Il mit ses cheveux en arrière. Je le fixais. Mathilde me donna un coup de coude. Je lui fis enfoncer sa tête dans le matelas.
-Bon, ok, j'arrête, hurla-t-elle.
-Quoi ?
-J'arrête ! hurla encore la jeune fille.
-Merci, dis-je contente de moi.
Bill nous regardait comme si on était deux bêtes de cirque. On lui dit que tout allait bien et qu'il devait aller se laver. Mathilde et moi allons dans la cuisine. Personne en vue, c'était bien. Je ne voulais pas que mes parents ou Louison arrivent dans la cuisine voyant un garçon avec moi. Ils vont s'imaginer un tas de truc. En plus, ils ne reconnaîtront jamais Bill. Si je leur disais, ils ne me croiront pas. Ils sont désespérants parfois. Parfois ? Non, tout le temps.
Je mis sur la table le petit-déjeuner. Mathilde se servit. Bill arriva avec ses vêtements de la veille sur le dos. Je lui dis de s'asseoir.
-Je crois que je vais plutôt partir. Si tes parents me voient... dit-il.
-Ils te verront pas, ils dorment toujours, mais Louison, par contre... répondis-je.
-Louison ? demanda-t-il, surpris.
-Ma petite soeur. Je crois t'en avoir parlé, à toi ou ton frère, sur internet, non ? Ah ! Vous deviez être trop préoccupés par votre groupe, répondis-je en accentuant le dernier mot.
-Céline, je suis désolée, déclara-t-il.
-Ca ne sert à rien, m'énervai-je.
J'enfouis ma tête dans mes mains. Des larmes s'échappèrent de mes yeux et allèrent s'écraser sur la table. Je les essuyais. Je regardai derrière moi, plus personne : Bill était parti.
-Céline, il faut vraiment que je te dise quelque chose.
J'essuyai mes larmes qui coulaient encore. Le visage de ma meilleure amie était grave, ses yeux étaient brillants.
-Peut-être que ça ne te plaira pas ce que je vais te dire, mais je dois vraiment te le dire, c'est important.
J'esquiscai un sourire disant de dire tout ce qu'elle voulait.
-Je crois que tu es amoureuse de Bill... commença-t-elle.
-Mathilde, non... la coupai-je.
-Laisse moi continuer s'il te plaît. Tu es amoureuse de Bill, j'en ai la certitude. Comme si ça avait été le coup de foudre pour lui, comme pour toi. Moi, ça ne me gêne pas tellement. Je comprendrai très bien que tu sois amoureuse. Je serai même très contente. Toutes tes colères envers lui, ça doit lui faire mal. Et je suis sûre que ça te fait mal aussi, mais tu n'oses pas te l'avouer. Tu n'oses pas, non plus, t'avouer tes sentiments envers lui. Je suis sûre que tu l'aimes, ça se voit. Tes regards, tes gestes, tes manières, tes colères... Tout ça sont des signes ! Je t'assure. Tu vois ce que je veux dire ?
-Pas tellement. Je te le redis, Mathilde : je ne l'aime pas. Je le déteste même ! Il m'a lâchée pour son groupe !
-Et Tom alors ? Tu ne lui en veux pas ? C'est lui qui t'a marquée le message, non ? Pourquoi Bill et pas Tom ? Tu peux me le dire, ça ? s'énerva-t-elle.
Je ne voyais pas pourquoi toute cette colère. Et elle avait raison, pourquoi Bill ? Et pas Tom ? Ce message était de lui.
-Et si c'était Bill qui avait écrit ce message en se fesant passer pour son frère ?
-Comment tu peux le savoir ? Ce n'étais pas marqué "Tom (En fait c'est Bill, je me fais passer pour lui)" à ce que je sache, ironisa-t-elle, méchante.
-Qu'est-ce que tu peux être... tu peux être... Conne, quand tu le veux ! m'écriai-je.
-Et toi qu'est-ce que tu peux être puérile ! répondit-elle sur le même ton.
Elle se leva, alla dans ma chambre et sortit avec ses affaires. Sans un mot, elle ouvrit la porte et sortit en me disant au revoir et en claquant la porte. je m'effondrai en larmes. Je faisais tout de mal. Tout. J'allai dans ma chambre, m'affalai sur le lit et pleurai toujours et encore. Après quelques longues minutes, j'allai dans la salle de bain m'habiller. La robe de chambre que Bill avait porter était déposé sur le lavabo, je la pris, une feuille tomba. Il était inscrit :
21h30, devant la Tour Eiffel.
Viens seule. Je veux te parler.
Ton araignée.
Je déposai le bout de papier sur le lavabo. En me lavant, je le fixai, tout en me disant "je ne suis pas amoureuse, je ne suis pas amoureuse...". Devais-je y aller ? Oui, je devais, sûrement. Je ne pouvais pas le fuire à longueur de journée. Il avait dormi dans mon lit, à un mètre de moi. Il m'aimait, et moi... "Je ne suis pas amoureuse, je ne suis pas amoureuse..." Je ne l'aimais pas. Ce qu'il avait signé m'avait fait repensé à pleins de bons moments passés avec les jumeaux.
Je finis de me préparer. Ce rendez-vous m'obstinait. Du noir sur les yeux, un peu de mascara et du fard à paupière, j'avais enfin fini. J'allai devant la télé.
Les heures défilèrent, je n'étais pas sortie de la maison. Il était dix-huit heures. Trois heures et demi avant le rendez-vous. Que pouvais-je bien faire ? Je ne voulais pas sortir, par peur de croiser une personne que je ne voulais pas voir ou m'énerver sur le premier passant qui me poussait en marchant. J'étais allongée sur mon lit, je regardais le plafond. Je n'avais jamais remarqué cette tâche jaunâtre das le coin. Qu'avais-je pu bien faire ? C'était peut-être les propriétaires précédents qui l'avaient faite. Je ne savais pas.
J'ouvris les yeux, regardai l'heure : vingt-et-une heures. Quoi ? Vingt-et-une heures ? Je me levai, préparai mes affaires et sortis de la maison. J'envoyai un texto à mes parents pour les prévenir. Je courrai jusqu'au premier métro. L'heure tournait, j'allais être en retard. Le bruit du métro me berçait, il y avait beaucoup de gens à cette heure. J'étais assise à côté d'une jeune fille, devant moi une petite vieille et un homme d'un certain âge. J'arrivai au Champ de Mars, je sortis et courrus jusqu'à la sortie. Je traversai tout le parc, et arrivai enfin devant la Tour Eiffel. Je regardai l'heure sur mon portable : vingt-et-une heures treize. En retard de treize minutes. Je m'en doutais. Je regardai autour de moi, personne. Etait-il parti ? M'attendait-il de trop ? Je m'assis sur le premier banc venu. Quelqu'un vint s'asseoir à côté de moi, il avait une capuche et des lunettes. Il les ôta. C'était Bill.
-Salut, dit-il.
-Bonsoir, dis-je avec un sourire.
Il me sourit à son tour. C'était le plus beau sourire que je connaissais. Il me rappelait encore pleins de souvenirs. Quoi qu'il faisait, quoi qu'il disait, il me faisait repenser à pleins de choses.
-Merci pour hier soir, commença-t-il.
-Pourquoi ? demandai-je.
-Merci de ne pas m'avoir laissé crever sur le trottoir, continua-t-il.
-Oh, ça ! C'est, disons, normal. T'aurais fait pareil à ma place, non ?
-Je ne sais pas, peut-être.
Il rit. Moi aussi. J'avais oublié ces moments, quand on riait ensemble avec son frère.
-Céline, je dois te paraitre ridicule.
-Pourquoi ça ?
-Je ne sais pas.
-Là, tu me parais ridicule. Mais pour te dire, tu m'as paru, non pas ridicule, mais idiot. Tu dis que tu m'aimes alors qu'on s'est retrouvé, qu'il n'y a que quelques jours, je t'en veux en plus. A Tom aussi, mais, je ne sais pas pourquoi, je lui en veux moins.
-Ah, d'accord. Je suis désolé.
-Ca ne changera rien, Bill.
-Je suis encore plus désolé.
-Bill, arrête. Je vais encore me...
-Chut.
Il me mit un doigt sur la bouche pour me faire taire, s'approcha de moi. Son souffle se fit sentir sur ma bouche. Sa bouche rentra en contact avec la mienne. Ses mains sur mes joues, les miennes dans ses cheveux. Je me laissais faire, il me plaisait. Sa langue explorait ma bouche, la mienne explorait la sienne. Son piercing sur sa langue était tiède. C'était sexy un piercing, j'aimais ça. Il sé détacha de notre entreinte et sourit. Moi aussi.
-Céline, quand je te dis que je t'aime, je suis sincère.
-Je te crois, Bill.
Je le pris dans mes bras et le serrai très fort. Tellement fort que, moi-même, j'avais mal à la poitrine. Des gouttes d'eau tombèrent subitement sur le sol. Elles s'écrasèrent sur notre peau. On rit. Il tombait à verse. On partit, main dans la main, en courant vers l'hôtel de mon ami. On arriva dans le hall et monta dans sa chambre. Arrivés devant la porte, il me plaqua contre le mur et m'embrassa fougueusement. Il ouvrit la porte, tant bien que de mal, la referma et nous nous mîmes sur le lit. Il enleva ma veste, je continuai en lui enlevant son pull. Il ôta mon T-shirt, je fis de-même avec le sien. Il déboutonna son pantalon et le mien. Dégrapha mon soutien-gorge. Je me demandai si ce que je faisais était bien, mais je m'en moquais : je passais un super moment et ça me plaisait. Il était nu devant moi, je l'étais aussi. Nos embrassades ne s'arrêtaient plus, comme si, demain, le monde allait se finir et qu'on ne pourrai plus se voir. Nous nous mîmes sous la couverture. Lui sur moi, moi sur lui. La chaleur de son corps me réchauffait. J'aimais ce moment, j'aurai voulu que ça ne s'arrête jamais.
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> Merci à Hélène (Hàn, je t'aime toi x) d'avoir prévenu tous les gens qui voulaient la suite =DTes impressions ?
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