CHAPITRE 14

CHAPITRE 14
texte : blabla en français.
texte : blabla en allemand.
texte : Point de vue de Céline.
texte : Conversation téléphonique.
texte : message sur portable.
texte : journal intime de Céline.

__________________

____
__l
__l__l sécha ses larmes et me regarda avec un sourire. Qu'avait-il ? Pourquoi pleurait-il ? Je ne voulais pas le brusquer. Peut-être qu'il me le dira après. Mais c'était quand après ? Peut-être qu'il ne me le dira jamais. Je voulais savoir ce qu'il se passait, mais je ne voulais pas non plus le brusquer.
Je m'habillais. Une fois finie, il me prit la main et on sortit de la pièce. Il m'emmena hors de l'hôtel. "J'en ai marre d'être enfermé." m'avait-il dit. J'en ai marre aussi. J'aimerais être libre. Libre comme l'air.
Mon portable était éteint, personne ne pouvait m'appeler. On alla faire les magasins. Bill m'acheta tous les vêtements que je voulais avec son argent. Je ne savais pas qu'on pouvait avoir autant d'argent à à peine dix-sept ans. Comment faisait-il ? Oh, c'était sûrement son "groupe" qui le faisait rapporter cet argent. Quelques personnes reconnaissaient Bill Kaulitz et demandaient un autographe.
On entra dans le magasin "Louis Vuitton", j'avais repéré une robe noire. Je la répérai dans les rayons et allai l'essayer.
-Elle te va à ravir ! s'émerveilla Bill.
Je tournoyai sur moi-même. La robe tourna. Mes cheveux se soulevèrent. Je souris.
-Je te la prends.
-Elle est trop chère Bill.
-Je t'achèterais la lune si je pouvais.
-Merci beaucoup.

Je l'embrassai. Je me changeai, remis la robe sur le ceintre et la passa à Bill. Il alla payer. Il était tellement gentil avec moi. Il serait capable de tout pour moi. Je ne savais pas si moi, je pourrais. Je l'aimais, c'était vrai. Mais je ne savais pas jusqu'où je pourrais aller.

La journée passa. Bill et moi n'étions pas rentrés le midi. On était allés manger dans un fastfood. Je retournais chez moi. J'allumai mon portable : 3 appels en absence, deux de maman et un de papa. S'inquiétaient-ils vraiment de moi ? J'arrivai devant mon immeuble, grimpai les escaliers et ouvrit la porte de chez moi.
-Ah ! T'es enfin là ! Maman te cherche partout ! Ton portable était éteint, il paraît, déclara ma soeur.
-Je t'avais oubliée, toi, répondis-je en allant dans ma chambre.
-Papa et Maman ne rentreront pas manger ce soir ! Ils sont à un dîner avec des amis à Papa, s'écria ma soeur.
Génial, les parents nétaient pas là. Quel bonheur ! Je ne me ferai pas disputer ce soir. J'attendais ce moment. Je sais ce qu'ils diront : "Céline, tu es irresponsable ! Où étais-tu ?". Et moi, je ricanerai. Ils ne me croiront pas de toutes façons.
Je me plaquai contre le mur et souris. Je repensais aux moments de cette journée. Bill m'embrassant devant la Tour Eiffel, Bill me portant, Bill chassant les pigeons, Bill courant... Moi riant. Je l'aimais. Il envahissait mes pensées. Il hantait mes paroles. Il était en moi. Je ne voulais plus me séparer de lui. On s'aimait.
Il était vingt-et-une heures trente. Louison me demanda de faire à manger, elle avait faim.
-Céline, dis-moi avec qui tu étais, déclara-t-elle.
Je la regardai.
-S'il te plaît, continua-t-elle avec ses yeux doux.
Je me retournai. Pourquoi voulait-elle savoir ? Elle me détestait comme moi je la détestais. Entre soeurs, c'était normal, non ? Des personnes disaient que le plus proche sentiment de l'amour était la haine.
-J'étais avec Bill. Je suis amoureuse de lui, lui aussi. On a couché ensemble, dis-je en me retournant.
-C'est vrai ? demanda-t-elle.
-Oui, mais s'il te plaît ne le dis pas à papa et maman. Je le ferai moi-même, répondis-je.
-Merci.
-Pour quoi ?
-Merci de me l'avoir dit, c'est gentil. Tu peux me faire confiance.

Elle me serra dans ses bras. J'étais surprise. C'était la première fois qu'elle me remerciait comme ça. J'aimais beaucoup ça. Je lui servis à manger et nous mangeâmes ensemble, en silence. Un silence pesant. Trop pesant, à mon goût. Une fois terminée, Louison se leva, me dit bonsoir et alla se coucher. Je souris encore à l'idée d'être seule. Je débarassai la table et allai m'asseoir sur le canapé. Quelques minutes après, je pris mon portable et envoyai un texto à Bill : Tu me manques. Il ne se fit pas tarder à répondre : Tu me manques aussi. Je suis près de chez toi, je veux te voir.
Ca sonna. Bill apparut derrière la porte. Je lui sautai dans les bras et l'embrassai.
-Je dois te dire un truc, dit-il en s'asseyant sur le canapé.
-Quoi comme truc ? répondis-je en fronçant les sourcils.
-C'est difficile à te le dire, mais... commença-t-il.
-Tu me fais peur, Bill, le coupai-je.
-Je dois partir après-demain, continua-t-il.
-Quoi ? m'exclamai-je.
-Je suis désolée. Je suis obligée. Il y a eu un contre-temps...
-Comment tu peux me faire ça ? m'énervai-je en me levant.
Les larmes coulèrent sur mes joues. Pourquoi me faisait-il ça ? On était tellement bien ensemble. On s'était retrouvé ! Et lui, il cassait tout en partant. Encore une fois.
-Je suis désolé, Céline. Je suis obligé. Mon manager a dit qu'on devait partir pour une série d'interview en Allemagne. On nous réclame beaucoup là-bas, alors on doit partir.
-Alors, c'est à cause de ton groupe que tu pars ?
-Ou... Oui.
-Tu t'occupes plus de ton groupe que moi. Je ne m'y ferai jamais, on dirait.
-Céline, mais non ! Enfin... Le groupe, ou plutôt la musique est importante pour moi, mais tu l'es aussi ! Je t'aime, Céline !
-Bill, arrête. Si tu m'aimais vraiment, tu arrêterais la musique pour moi.
-Tu dis n'importe quoi.
-Non je ne dis pas n'importe quoi !
-Si tu m'aimais, tu partirais avec moi jusqu'au bout du monde.

Je réfléchis un instant et si...
-Je pars avec toi, déclarai-je.
Il me regarda, surpris.
-Tu ne peux pas ! Ta vie, c'est ici, à Paris !
-Tu as bien dit "Si tu m'aimais vraiment, tu partirais avec moi jusqu'au bout du monde." ?
-Oui.
-Alors, je t'aime vraiment et je pars avec toi jusqu'au bout du monde !

Je souris, lui non. Il avait un air grave. Mais pourquoi ? Je l'aimais et il m'aimait. Il devrait sauter de joie, normalement !
-Tu es folle, Céline.
-Folle de toi, Bill.

Il sourit. Enfin. J'aimais quand il souriait. Il avait le même sourire que son frère. Exactement le même. Je l'aimais énormément. Je voulais partir avec lui. Personne ne me l'empêchera.
Je me rassis à côté de lui. On se prit dans les bras l'un de l'autre. Il sentait bon. Je ne savais pas quel parfum c'était, mais il sentait très bon.
J'entendis des clés dans le verrou. Quelqu'un ouvrait la porte. Qui était-ce ? Mes parents ? Si c'était eux, j'allais passer un mauvais quart d'heure, surtout en compagnie de Bill.
-Céline ! s'écria une femme.
-Maman ! Papa ! Quel plaisir ! répondis-je ironiquement.
-Tu es enfin rentrée ! Où étais-tu ? demanda mon père.
Bill et moi se regardâmes. Je lui souris, un peu gênée.
-J'étais avec Bill, on... On a passé la soirée ensemble. J'ai... j'ai dormi avec lui, répondis-je hésitante.
-Oh Bill ! Bonsoir, s'exclama mon paternel.
-Bon...jour, dit-il hésitant avec un accent.
-Quand tu dis que tu étais avec Bill... Tu as... Je veux dire, tu n'as pas... commença ma mère frissonnante.
-Euh... Si, dis-je rouge comme une pivoine.
-Céline ! s'écrièrent mes parents en même temps.
-On sort ensemble ! m'énervai-je. J'ai le droit de faire ce que je veux.
-Non, pas temps que tu sois sous ce toit, avec nous,
déclara mon père.
Les pères disaient toujours ça quand on leur disait qu'on faisait ce que l'on voulait. C'est typique.
-Vous avez quand même pris des précautions, j'espère ? rajouta ma mère, horrifiée.
-Maman ! m'écriai-je.
Quand on parlait sexe avec une mère, c'était toujours la même rengaine : "Vous aviez un préservatif ?", "Tu n'es pas enceinte j'espère !" ou encore "C'était ta première fois ?". Il ne fallait pas s'inquiéter, je savais me protéger, Bill aussi d'ailleurs.
-J'ai quelque chose à vous dire, dis-je.
-Quoi ? répondirent tous deux, en même temps.
-Je pars avec Bill, continuai-je.
-Quoi ?! Où ça ? s'écrièrent les deux.
-Oui, je pars avec Bill. En Allemagne, et jusqu'au bout du monde s'il le faut, répondis-je.
-C'est une blague, j'espère, ironisa mon père rouge de colère.
-Non, papa. Je t'assure que c'est vrai. Je pars.
-Je te l'interdit ma fille, répondit-il.
-Et tes cours ? Tes études ? Tes amis ? demanda ma mère.
-J'abandonne tout. Tant pis. J'aime Bill, je veux être avec lui.
Je me tournai vers l'intéressé, lui souris, il fit de-même mais avec un sourire un peu forcé.
-Tu es folle, Céline. Je ne veux pas que tu partes, dit ma mère en s'asseyant à côté de moi.
-Maman, s'il te plaît. Tu veux mon bonheur ? demandai-je.
-Bien sûr, ma chérie ! répondit-elle.
-Et toi, papa ?
-Oui, je le veux, mais...
commença-t-il.
-Alors laissez moi partir avec lui. Je serai heureuse avec lui. Je vous le promets ! le coupai-je.
-Vous n'êtes même pas majeurs ! Je ne suis pas d'accord, tu ne partiras pas, protesta mon père.
-S'il vous plaît. Pour mon bonheur. Je ne veux pas être séparer de Bill. Pas encore une fois. S'il vous plaît, insistai-je comme ferait Louison.
-J'ai dit non, s'énerva mon père.
-Euh... Céline, je vais y aller. Tu m'appelles ?
Je lui souris pour réponse. Il dit au revoir à mes parents et s'en alla.
-Céline, tu ne partiras, point, déclara mon père juste après son départ.
-Papa ! m'écriai-je.
-Ce n'est pas négociable. Ta mère est d'accord, continua-t-il.
Je regardai ma mère, mon père aussi.
-Je... je... Oui, je suis d'accord. Tu ne pars pas. C'est trop...
J'éclatai en sanglot :
-Je vous déteste ! Vous ne me laissez jamais faire ce que je veux ! J'aimerais être libre !
-Tu seras libre à dix-huit ans ma fille !
rajouta mon père.
Je partis dans ma chambre en prenant soin de claquer la porte. J'ouvris l'armoire, pris un sac et fourrai tous mes vêtements dans celui-ci. J'éteignis mon ordinateur, débranchai la prise. J'ouvris le tiroir de ma table de chevet, pris ce journal. Ca faisait longtemps que j'avais écris dedans. Je l'ouvris.

Juin 2008

Bill, liberté, Allemagne, avion.

Je m'évade.

Je m'échappe.

Je pars.

Je fermai le cahier, le mis dans le sac. J'ouvris un autre tiroir et sortis une photo. C'était celle de ma grand-mère et mon grand-père. Ca faisait longtemps que je l'avais vu Grand-Mère. Elle me manquait. Je partais pour un long moment, elle allait beaucoup me manquer.

Tard dans la nuit, je me levai discrètement, pris mon sac et tous les trucs dont j'aurais besoin. Je sortis de la maison, la refermai soigneusement derrière moi.
-Au revoir Papa, au revoir Maman, au revoir Louison, murmurai-je en regardant l'appartement une fois descendue dans la rue. Vous allez me manquez.
Je marchais, le sac roulant sur le sol. Je voulais aller chez Bill. Je pourrais compter sur lui, au moins. Je pourrais aussi aller chez Mathilde, mais comment allait-elle réagir si je lui disais que je partais ? Je décidai de l'appeler.

<< -Mathilde ? C'est Céline.
-Décidément, tu appelles toujours quand je dors. Qu'est-ce que t'as cette fois-ci ?
-J'espère que tu ne le prendras pas mal.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
-Je pars avec Bill.
-Quoi ?! Mais où ?
-Tu as la même réaction que mes parents.
-Ah, ils le savent ?
-Oui, ils ne veulent pas que je parte.
-Moi non plus.
-Mais je ne veux plus perdre Bill. S'il part, je pars aussi.
-Et moi ? Ta vie ? Le lycée ?
-Je suis désolée, Mathilde, je t'aime beaucoup, t'es ma meilleure amie, mais j'abandonne tout.
-Tout ?!
-Oui, désolée.
-Tu me déçois, Céline.
-Tu voulais mon bonheur, non ? Tu voulais que je sorte avec Bill, non ?
-Oui, bien sûr. Mais je n'avais pas demandé d'enlever ma Céline.
-On ne m'enlève pas, Mathilde. C'est moi qui décide ça. Bill ne m'a même pas forcée !
-Je vois, mais... Mais, je ne sais pas. Je ne veux pas que tu partes.
-Je suis désolée.
-Je ne t'ai jamais dit une chose, Céline. je t'aime.
-Moi aussi, je t'aime.
-Non, tu ne m'aimes pas comme moi je t'aime.
-Tu veux dire que...
-Oui, je t'aime mais pour amour. Je suis homosexuelle. Je t'aime depuis le premier jour que je t'ai vue.
-Oh, Mathilde. Je suis vraiment désolée. Je ne...
-Laisse tomber, ne dis rien. Par où tu veux avec qui tu veux. Oublie-moi, ce serait mieux. Oublie tout.
-Mathilde, non... Je ne...>>


Elle raccrocha. Je ne voulais pas lui faire ça. Je ne savais pas qu'elle m'aimait. J'étais vraiment désolée. J'avais beauc l'appeler, elle ne répondait plus.
J'arrivai à l'hôtel de Bill, montai les escaliers et arrivai devant sa chambre. Je frappai, la porte était entre-ouverte.
-Je crois que ce n'est pas une bonne idée de l'emmener avec nous, Bill, dit une personne.
-David, je sais ce que je fais, répondit le jeune homme.
-Elle va souffrir. Tu ne peux pas te permettre de la montrer à tes fans, continua la personne.
-Je l'aime, David. Je ferai ce que je veux, protesta Bill.
-Non, tu ne feras pas ce que tu veux. Ta carrière pourra échouer si...
J'ouvris grand la porte. La personne dénommée David s'arrêta de parler quelques secondes et reprit :
-Je vais vous laisser... Bill, réfléchis bien à ce que tu fais.
Je m'approchai de Bill et le serrai dans mes bras. Les larmes coulèrent toutes seules. Je craquai, tous les évènements s'enchaînaient et me dépassaient.
-Tu... Tu as entendu de quoi on parlait ? demanda mon ami.
Je fis non de la tête. Il sourit pour me rassurer. Il me caressait les cheveux pour me consoler.
La nuit se termina dans le lit, dans les bras de l'un et de l'autre.

Le jour où on devait partir arriva. Bill m'expliqua que je ne serai pas dans la même voiture que lui, par sécurité. Sécurité de quoi ?
Bill, Tom et es deux autres sortirent. Quelques fans attendaient, ils signèrent des autographes, prirent des photos et montèrent dans la voiture. On me dit d'avancer. Une voiture attendait sur le troittoir : elle était pour moi et pour d'autres personnes du "staff", il paraît. Je sortis de l'hôtel et avançai jusqu'à la voiture. Je montai, les autres personnes suivirent. La voiture démarra.
Nous arrivâmes devant l'aéroport de Paris. Des fans étaient encore là. C'était qu'ils se renseignaient vite eux, enfin elles : il n'y avait que des filles. Je trouvais même très bizarre. Leur musique était peut-être pour les filles ? Je ne l'avais jamais écoutée, à vrai dire. Bill m'attendait à l'abris des regards. Je passai à côté de lui, sans le remarquer. Il me prit le bras et me poussa vers lui.
-Tu m'évites, maintenant ? murmura-t-il sur un ton très... sexy.
-Non, je ne t'avais pas vu, désolée, répondis-je avec un petit sourire.
-J'ai envie de toi, là maintenant. Tu veux ? dit-il en passant la main dans mon T-shirt. Sa main était froide, j'eus des frissons.
-Bill, non. T'as vu le monde ? T'es fou ! rigolai-je.
-Je ne rigole pas, moi ! s'écria-t-il.
Il m'embrassa. Ce fut un long baiser langoureux.
-Allez viens ! On les fait attendre, dis-je en le prenant par la main.
On s'avança tous deux vers les autres, passa notre billet à une dame, se fit contrôler et monta dans l'avion. Je m'assis à côté de Bill. Il m'expliqua que normalement il était tout le temps avec Tom dans l'avion parce qu'il avait peur de ça. Je rigolai. Il me faisait beaucoup rire. En le voyant comme ça, on ne dirait pas, mais quand on le connaissait, il était une autre personne. Je regardai par la fenêtre. Il y avait du brouillard ce matin, il était quand même huit heures et demi, c'était peut-être normal. Une dame annonça le départ de l'avion, on devait mettre notre ceinture. Une autre dame nous proposa des bonbons pour la pression de l'air.
L'avion s'envola, mon coeur s'emballa. Je ne reviendrai peut-être jamais ici. J'avais peur. Bill me prit la main, je me tournai vers lui et lui souris. Je regardai ensuite dehors, on s'éloignait de la piste, de l'aéroport...
-Au revoir, Paris, fis-je.
Ce n'était qu'un au revoir, Céline. Enfin je pensais...

__________________
> Vous aimeriez plusieurs tomes de cette histoire ? ;)

Tes impressions ?

Suite à 8o commentaires. *

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 12:56

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 08:54

CHAPITRE 15

CHAPITRE 15
texte : blabla en allemand.
texte : Point de vue de Céline.
texte : Extrait de magasine.

__________________

-Réveille-toi Céline, on va arriver dans quelques minutes, dit la personne à côté de moi en me caressant les cheveux.
J'ouvris les yeux, regardai cette personne : Bill. Qu'est-ce que je l'aimais. Il me sourit et me déposa un bisou sur la joue. Une dame nous dit d'attacher nos ceintures parce qu'on allait attérir.
Une fois sur terre, Bill partit devant avec les autres, "pour mon image" m'avait-il préciser. On prit mes valises, je n'avais rien demandé, mais ils me dirent que Bill voulait qu'on me traite comme une star, parce que j'étais sa star. Ca me fit sourire. Il était tellement gentil avec moi.
J'avançai, aucune fille savait que j'étais la petite copine de Bill. Si elles savaient... Je serais mal à leur place. Je ne voudrais pas être à leur place. Je sortis par la porte centrale, les garçons étaient déjà dehors, ils signaient quelques autographes, c'était la folie. Ils rentrèrent dans une voiture. Je montai ensuite dans une autre voiture. Je demandai où on allai, on me répondit au studio.
La route était longue par rapport à l'aéroport. Je regardais par la fenêtre, le paysage défilait. Il me rappelait mon enfance quand j'étais allée en Allemagne avec mes parents. Quand j'avais rencontré Bill et Tom. Quand tout était si simple à notre âge. Quand j'étais heureuse de les rencontre... Ce temps était fini, mais il fallait vivre le moment présent. Celui-ci n'était pas fabuleux, mais je devais vivre comme ça. Mon souffle se déposait sur la vitre, ça faisait de la buée. Je l'essuya avec ma manche. Je fermai les yeux.
Quand je les rouvris, on était arrivé devant un appartement dans le centre d'une ville. Je sortis de la voiture. Personne était devant l'appartement, c'était miraculeux, non ? Je souris à cette idée et entra dans le bâtiment. Bill m'attendait sur les marches, regardant ses pieds. Il leva la tête, me vit et me sourit. Je lui répondis avec le même sourire. Un sourire tendre, un sourire sincère. Il me prit la main et on monta les marches. J'arrivai dans une grande salle. Des canapés, une grande télé. Les fenêtres donnaient sur la rue et d'autres sur un jardin. La pièce était claire. Je tournais sur moi-même.
-Tu aimes ? demanda Tom sortant d'une autre pièce, la cuisine sûrement.
-Oui, j'adore. C'est grand, c'est beau, répondis-je en souriant.
-Cool, parce qu'on va rester là quelques temps, dit-il en buvant une gorgée de sa boisson.
-C'est-à-dire ? demandai-je.
-On n'en sait rien. Ca dépendra de nous, répondit un garçon affalé sur un fauteuil.
La personne se leva, c'était Gustav. Bill me pris la main et avança. Je le suis. Nous montâmes des marches et arrivâmes dans une chambre. Un lit double, une armoire, deux tables de chevet, quelques décorations. J'avançai dans la chambre, m'assis sur le lit. Bill ferma la porte de la chambre. Et s'approcha de moi. Je me mordillai la lèvre.
-J'ai envie de toi, dis-je.
-Moi aussi, chuchota-t-il.
Il m'enleva ma veste, mon T-shirt... Je fis de même pour lui. Il s'allongea sur moi. J'embrassai son torse nu, sa peau était chaude et douce. Il dégraffa mon soutien-gorge, déboutonna mon bouton de jean. Je me retrouvai pratiquement nue devant lui. J'étais dominée, lui le dominant. Il m'embrassa langoureusement. Il me passa des coups de langue dans mon cou...
-Euh... Je dérange ? déclara une personne.
On s'arrêta net. Je pris le premier bout de tissus pour me cacher la poitrine.
-David, qu'est-ce que tu... s'énerva Bill.
-J'ai frappé, vous n'avez pas répondu, alors j'ai frappé... Mais je n'imaginais pas que vous étiez en train de... commença l'homme.
-Pars de cette chambre, ordonna mon copain.
-Non, tu dois venir. On commence les chansons du nouvel album, répondit son manager.
-Normalement, on commence toujours vers 21h, il n'est que 18h ! Je ne viens pas maintenant...
-Dépêche-toi, Bill. Si tu restes avec cette fille, tu peux dire au revoir à ta carrière de rockstar. Tu le sais très bien.
-Cette fille est ma petite-amie !
-Tu veux dire... Une... Trainée ?

Bill se leva, s'avança vers David et le pointa du doigt.
-Ne la traite pas comme ça.
-Je la traite comme je veux.
-Tu sais ce que c'est que le respect ?
-Oui je sais ce que c'est, et mieux que toi, on dirait. Dépêche-toi maintenant. Dans cinq minutes je veux te voir dans le studio.

Il sortir de la chambre sans fermer la porte. Bill se tourna vers moi, il était rouge de colère.
-Je suis désolé, quand il s'emporte, il dit n'importe quoi, s'excusa Bill.
-Ce n'est rien, Bill. J'ai connu pire, dis-je.
Il me fit un bisou sur le front, prit son T-shirt et sortit de la pièce en fermant la porte derrière lui. Je m'assis sur le lit. Je me mis à pleurer. J'avais quitté ma maison, ma ville, mon pays... Pour lui. Et au résultat, on m'insultait de "trainée" ? Mais où allait le monde ?
Après quelques longues minutes, je me levai, pris mes affaires et me rhabillai. Je sortis de la pièce et allai dans la cuisine me servir un verre d'eau. Je fouillai un peu partout pour trouver un verre, un magasine, donnant sur une page d'interview du groupe, tombai d'une étagère. Je le remassai et lis :

"LE GROUPE TOKIO HOTEL A PARIS."

Je regardai les images, la fameuse photo du groupe et de la Tour Eiffel était en gros. Je me rapelai de notre retrouvaille si bouleversante. Je souris en y pensant. Je continuai à lire :

"Alors les gars, que pensez-vous de Paris ?
Bill : Et bien, c'est une très jolie ville. Très grande et très dynamique, j'aime beaucoup ça.
Tom : Oui, c'est vrai. Et les filles sont mignonnes.

Ah, c'est vrai ? Elles sont comment ?
Tom : Différentes des Allemandes. Elles portent moins de couleurs et plus de noir. Elles sont cools.
Bill : Oui c'est vrai.

Tom, as-tu déjà eu des relations avec celles-ci ?
Tom : Non, pas vraiment. Mais ça ne serait tarder.

Je vois. En parlant filles, avez-vous des petites-amies ?
Bill : Non.
Tom : Non, mais des relations courtes, voire très courtes, oui.
Georg : Non.
Gustav : Non.
Bill : A vrai dire, avec la musique, on n'a pas vraiment le temps de penser à l'amour. On travaille beaucoup sur notre nouvel album, et sur la France aussi. Alors, les petites-amies c'est pas pour maintenant. De plus, ça fait trois ans que je suis célibataire, ça ne va pas être d'un claquement de doigts que je ne le serais plus.

Et la musique ? La France ?
Bill : Ca va très bien de ce côté là. On espère faire un gros succès."

Je m'arrêtai de lire. L'interview tournait autour de la France et des filles. Etait-ce toujours comme ça ? Et ce que Bill disait à propos de son célibat ne me fasait pas trop plaisir. Je reposai le magasine et pris un verre dans l'étagère d'à côté. Je versai de l'eau à l'intérieur et bus. Je mis le verre dans l'évier et sortis de la cuisine.

__________________
> Pour ce chapitre, il me manquait de l'inspiration (J'ai quelques problèmes sentimentaux en ce moment...).
Je trouve que vos commentaires sont très irréguliers --"
Je me permets de faire ma pub : Nouveau blog Tokio Hotel *


Tes impressions ?

Suite à 5o commentaires. *

# Posté le mardi 30 septembre 2008 11:47

Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:13

CHAPITRE 16

CHAPITRE 16
texte : blabla en allemand.
texte : Point de vue de Céline.
texte : Extrait de magasine.

__________________


La fin de journée passa lentement. Je m'occupais à faire la cuisine, ou à écouter de la musique ou encore à parler avec des gens que je ne connaissais pas... Parfois, je passais la tête par la fenêtre, pour prendre l'air, je crevais de chaud à l'intérieur. Bill et les autres étaient ressortis qu'à vingt-deux heures trente pour manger et ils m'expliquèrent que leur rituel était de parler juste après le studio. Je voulais venir avec eux, mais ils me dirent que je ne pouvais pas. J'insistai pas et partis me coucher.
Le lendemain, je me réveillai, Bill était à côté de moi, il dormait comme un bébé. Un filet de bave au coin de la bouche, je souris, lui déposai un baiser sur la joue et me levai. Je sortis de la pièce, allai dans la cuisine et me servis le petit-déjeuner. En allant manger sur le canapé, je me retrouvai nez à nez avec le manager, David.
-T'es encore là toi, déclara-t-il.
-Oh bonjour David, je vais bien et vous ? répondis-je ironiquement.
-Insolente, en plus, dit-il.
-Au moins, je ne juge pas trop vite les personnes que je ne connais pas.
Il tourna les talons sans rien dire. J'avais marqué un point, on dirait. Je mangeai tranquillement quand d'un coup quelqu'un vint s'asseoir à côté de moi, sans un mot. C'était Gustav. Je le regardai, il fit de même.
-Bill m'a beaucoup parlé de toi, et pourtant il parle pas souvent d'une personne comme il le fait pour toi. Il est vraiment amoureux,déclara-t-il.
Je souris en guise de réponse. Gustav se leva et partit de la pièce.
La journée passa, elle fut très longue. Je ne vis pas beaucoup Bill, malheureusement. La semaine passa aussi. Je m'ennuyais, sortais pas de l'appartement, David ne voulait pas et en plus, il me surveillait ! Il m'avait dit un jour "Si tu mets un pied dehors, tu peux être sûre que tu ne reviendras pas dans cet habitat." Je n'aimais pas cet homme. Pour qui se croyait-il ? Je n'étais pas un objet ! Je ne faisais rien de mes journées, et je ne mangeais plus beaucoup. Tombais-je dans la déprime ? Je n'en savais trop rien, mais tout ce que je savais c'est que je voulais sortir de ce trou. Mais je ne pouvais pas, sinon je perdrai Bill, et je ne voulais pas ça.
Je partis me prendre un verre d'eau. En passant devant le miroir, je me regardai. Je ne ressemblais plus à rien. J'avais des cernes, des yeux rouges, j'étais blanche et maigre. Qu'avais-je fait de mon corps ? Je faisais une énorme connerie, mais j'en étais pas consciente. Enfin, pas vraiment. Je n'aurais peut-être jamais dû venir en Allemagne avec Bill, son frère et les deux autres.
Je regardai par la fenêtre : personne dans les parages. Je regardai autour de moi : personne on plus.
-Eh puis zut ! murmurai-je à moi-même.
Je montai dans la chambre, et me changeai, mis une casquette, attacha mes cheveux, ne me maquillai pas... Je faisais tout pour qu'on ne me reconnaisse pas et je sortis de l'appartement. C'était à mes risques et périls, mais je devais m'aérer un peu. Revoir des personnes, n'importe quelles qu'elles soient, sentir l'air frais...
Arrivée en bas du bâtiment, je respirai un bout coup et m'aventurai dans ce monde inconnu à mes yeux. C'était vrai, je ne connaissais rien de cette ville. Je ne savais même pas ce qu'il pouvait y avoir ! Si elle était grande ou petite, s'il y avait du monde ou pas, si elle était belle ou pas... Je souris, et avançai sans savoir vraiment où aller. Je marchai, consciente de mes actes. Peut-être qu'en rentrant tout à l'heure, on me séquestra dans ma chambre ou on m'égorgera ! Non, pas quand même... Enfin, peut-être que ce David Jost pourrait être capable du pire...
J'arrivai devant un étalage de magasines et me changeai les idées. Les photos des magazines étaient pratiquement toutes les mêmes : Tokio Hotel. Les titres étaient plus variables, mais restaient quasiment les mêmes : "Révélation ! Tokio Hotel et leurs vies sentimentales !" ; "Bill, hétéro ou gay ?" ; "Tom : Nous n'avons pas de petites copines." ... Et j'en passais. Je regardai de plus près pour voir les dates de publication et je pris le plus récent sur le groupe tant aimé des "jeunes adolescentes rebelles". Le magasine datait d'avant-hier. Je ne savais même pas qu'ils avaient donné un nterview. Je payai et allai m'asseoir sur un banc pour le lire.

Tokio Hotel : Bill et sa révélation !

Aurait-il avouer notre relation ? Je continuai à lire :

Journaliste : Bill, comment allez-vous ?
Bill K. : Très bien, merci.

Jouranliste : Et la musique ?
Bill K. : Ca va très bien de ce côté là aussi. L'album avance bien.

Les magasines commençaient toujours de la même façon. D'abord, la musique et en second temps la vie amoureuse. Je pensais que le plus intéressant était la musique, mais je devais me tromper.

Jouranliste : Et du côté sentimental ?
Bill K. : Je suis toujours célibataire. Je n'ai toujours pas trouvé l'amour de ma vie. Et s'il était là, je pense que ce serait dans un de mes rêves. J'ai déjà eu des relations, mais elles étaient pas extraordinaires. Mon célibat me va très bien, la musique est trop importante pour le groupe, comme pour moi. Alors les filles, ne vous inquiétez pas, je suis toujours célibataire !

Jouranliste : Qu'attendez-vous d'une fille comme petite amie ?
Bill K. : Sincérité, fidélité et amour. Seulement ces trois points sont importants après, peu m'importe.

Jouranliste : Mais, pleins de filles rêveront d'être avec vous en ce moment, vous savez ?
Bill K. : Bien qûr que je le sais ! Mais, je vous l'ai déjà dit : la musique est bien trop importante.

Je n'en revenais pas de ce qu'il avait pu dire. Alors comme ça, il est célibataire, et ça lui va bien ? On verra si ça se passera comme ça.
Je jetai le magasine dans mon sac et repartis. Je rentrai à l'appartement.

Arrivée, je me dirigeai vers le studio et ouvris la porte. Bill était assis avec les autres derrière une fenêtre. J'ouvris une autre porte qui donnait sur la pièce où Bill était.

-Je te déteste Bill ! Comment oses-tu ? m'exclamai-je, rouge de colère.

__________________
> Plus nul tu meurs. Ce chapitre est NUL. Et ne dîtes pas le contraire --"

Tes impressions ?

Suite à 55 commentaires. *

# Posté le jeudi 13 novembre 2008 13:01

Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:12