texte : Journal intime de Céline.
texte : Point de vue de Céline.
l__l
l__l
l__lue faîtes-vous quand vous vous retrouvez devant des amis que vous n'avez pas vu depuis des années et qui sont en train de se faire photograpier devant la Tour Eiffel, comme une star ? Vous ne devez pas très bien comprendre, je ne peux pas vraiment vous expliquer, même-moi je ne sais pas ce qu'il se passe, mais je vais quand même essayer. Retournons d'abord neuf ans en arrière :
Je pars de ma petite France avec mes parents pour quinze jours, trois semaines de vacances en Allemagne dans un petit village qui s'appelle Loitsche. Mes parents avaient loué une petite villa dans ce petit patelain, je ne parlais pas un mot allemand, mais mes parents me répétaient à chaque fois : "Tu vas t'y faire, ne t'inquiète pas." ou "C'est facile à apprendre l'allemand et puis tu es avec nous." ou encore "Tu te feras des amis qui t'apprendront." Mais comment communiquer avec des personnes qui ne parlent pas la même langue que moi ?
Je regardais le paysage à travers la fenêtre transparente et poussièreuse en carressant mon lapin nain : Hubert. Pourquoi Hubert ? Aucune idée ! Il n'y avait rien de spécial à l'extérieur de la voiture : des arbres, quelques maisons, des voitures... On avait déjà dépassé la France, ça faisait au mois deux ou trois heures qu'on roulait, j'en avais déjà marre.
Je fermai les yeux et quand je les ouvris, je vis une pancarte indiquant "Loitsche", je devais être fatiguée pour avoir dormis tout ce temps, et pourtant, je croyais avoir fermé les yeux que quelques secondes.
- Céline, on est arrivé, chérie ! m'annonça ma mère, une grande dame aux cheveux longs et blonds. Tu vas te plaire ici, tu verras.
- Mais maman, je ne connais personne, je ne parle pas allemand et je sui trop petite pour apprendre cette langue, dis-je.
- Tu te débrouilleras, à sept ans, tu es capable de te faire des amis, répondit mon père.
Je tournai la tête, je vis des enfants s'amuser ensemble avec un ballon. Ils rigolaient et étaient heureux, ils me virent et me firent tous un grand sourire, je leur répondis avec un petit signe de la main.
Mon père arrêta le moteur devant une maison pas loin des enfants qui jouaient. La maison était en brique rouge, elle était assez moderne et jolie. Je sortis de la voiture, me dirigeai vers le coffre pour prendre mon sac et entrai dans la villa. Mes parents ouvrirent les volets et les rideaux pour faire passer la lumière du soleil transpersée les fenêtres.
Ma mère m'indiqua où était ma chambre. C'était une pièce avec des murs blancs, une frise rose qui les séparait en deux parties, il y avait aussi une commode, une armoire, un bureau et un lit en bois foncé, sûrement du chêne. Les draps et les couvertures du lit était blanc, un tapis était placé au milieu de la pièce, il était assortit avec la frise rose.
Mon père entra dans la pièce avec la cage de mon lapin et une petite valise.
- T'as une belle chambre, non ? me dit-il.
- Oui, mais elle est trop blanche, répondis-je.
- Tiens, tu avais oublié Hubert et ta valise, dit-il en déposant mon lapin et l'objet par-terre.
- Merci.
Il sortit de la pièce et je m'assis sur le lit. Je sortis mon journal intime de mon sac et commençai à écrire.
Aujourd'hui, je suis partie de Paris pour l'Allemagne comme je te l'avais dit. C'est un joli pays, mais je ne parle pas allemand ! Comment faire ? Je vais demander à maman de m'apprendre ou à papa car je n'ai franchement pas du tout envie de passer trois semaines ici dans ma chambre, clouée à ce lit. Oh ! Quelqu'un frappe à la porte, je te laisse !
J'ouvris la porte et fis entrer ma mère, je lui demandai de m'apprendre l'allemand, elle accepta, je la remerciai en lui déposant un bisou sur la joue.
Les heures passèrent et on alla à table, toutes les affaires étaient déjà installées.
Ma mère avait préparé des raviolis, c'était l'un de mes plats préférés.
- Céline, passe-moi le gruyère, s'il te plaît, demanda mon père.
Je lui tendis et ma mère me dit :
- Céline, demain tu auras ta leçon d'allemand pendant une heure et demi, deux heures, avant de manger. Tu mettras ton réveil vers neuf heure, d'accord ?
- Oui, et l'après-midi ? répondis-je.
- Tu seras libre, sois, tu restes là, sois, tu viens avec nous à Hambourg.
- D'accord, je resterai peut-être là.
- Comme tu veux.
Je mangeai mon repas et montai dans ma chambre me coucher. Avant de me mettre dans mes couvertures, je pris mon journal intime et commençai à écrire.
C'est encore moi ! Bonne nouvelle : demain, premier cours d'allemand ! Super, non ? Bon, je vais dormir, bonne nuit !
Je le rangeai dans le tiroir du bureau et me mis dans le lit. J'éteins ma lumière et m'endormis.
Suite à 2o commentaires. *